Replay du jeudi 26 novembre 2020

Aller voir le dentiste ? Un cauchemar !

Il ne faut pas les oublier, parmi les professions qui peuvent rester à la disposition des malades, il y a les dentistes. Si vous avez mal au dent, on est plus qu’heureux de pouvoir y prendre rendez-vous.

On oublie souvent le bruit si agréable de la fraise, hein ?
On oublie souvent le bruit si agréable de la fraise, hein ? © Getty - Luis Alvarez

Rares sont les personnes qui au cours d’une vie n’ont pas eu besoin d’aller chez le dentiste. C’est le mot que vous avez choisi de nous expliquer, Jean. 

En effet, pour ma part, je ne connais pas de personnes qui ne sont jamais allées chez le dentiste, à part les enfants bien sûr, et si un nouveau-né va chez le dentiste, c’est très inquiétant ! Alors d’où vient ce nom de métier si utile ? Bien sûr du mot « dent ». Mais pouvoir évoquer un dentiste, c’est récent, puisque la première attestation en tant que nom ne date que de 1728. On la trouve en effet dans un ouvrage appelé Chirurgien dentiste, et on prend alors conscience que dentiste est au départ un adjectif qu’on utilise comme nom par abréviation de chirurgien-dentiste. Il faut aussi rappeler qu’avant lesdits dentistes, ceux qui s’occupaient de nos dents au Moyen Âge étaient les barbiers-chirurgiens qui en faisaient office, ou alors une redoutable spécialité : les « arracheurs de dents ».

Qui avaient la réputation de « mentir », « mentir comme un arracheur de dents ». 

Sans anesthésie à l’époque, il fallait faire croire que ce n’était pas douloureux, d’où sur la place les roulements de tambour pour dissimuler les hurlements du patient qu’on débarrassait d’une molaire… On arrachait facilement les dents à l’époque parce qu’on ne savait pas trop les soigner. Au-delà de quarante ans, les gens à qui il manquait des dents, au sourire édenté, étaient légion. Au reste, le mot « dentier » n’avait pas le sens qu’il a aujourd’hui. « Dentier » signifiait en effet « rang de dents », entendons ses vraies dents. D’où cet exemple qui m’a toujours fait sourire dans le Dictionnaire universel de Furetière en 1690, où on peut lire à l’article « dentier » cet exemple : « Cette femme a un beau dentier ». C’est une formule que je ne vous conseille pas vraiment aujourd’hui, si vous voulez faire un compliment : « Ah quel beau dentier vous avez, Madame » !  

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