Replay du vendredi 23 octobre 2020

C'est juste une illusion...

Mettons un peu de magie pour commencer cette journée !

Abracadabra
Abracadabra © Getty - Martin Barraud

Au Splendid, passe en ce moment une représentation intitulée le Cercle des illusionnistes, qui joue jusqu’au 29 novembre avec des horaires aménagés en fonction du couvre-feu. Et c’est ce mot « illusionniste », Jean, qui vous a séduit…  

Eh bien oui, parce que ce mot même d’illusionniste fait rêver, et cette pièce, Le Cercle des illusionnistes, a été distinguée par plusieurs Molières. Elle met en scène en effet l’histoire de Robert-Houdin, qui fut au XIXe siècle horloger, inventeur et magicien. Né en 1805 et décédé en 1871, il fut le plus illustre illusionniste français, fondateur du Théâtre parisien Robert-Houdin inauguré 11 rue de Valois en 1845, puis transféré boulevard des Italiens. On le considère comme le « père de la magie moderne », tout en étant aussi grand constructeur d’automates. En vérité, le mot illusionniste date de 1888, et il est donc postérieur à Robert-Houdin, mais il correspond bien à l’artiste produisant des effets d’illusion par différents procédés mécaniques et trucages. On a tous en tête l’homme qui introduit une jeune femme dans un coffre, qui scie le coffre, supposé couper en deux la pauvre jeune femme, ressortant pourtant intacte…

Mais alors, Jean, quelle est la différence avec un prestidigitateur… 

En fait, le mot prestidigitateur date de 1823, il est donc plus ancien que le mot illusionniste, ensuite il est construit avec preste, qui veut dire rapide, et digit, désignant les doigts, et c’est donc avoir les doigts rapides et adroits permettant par exemple d’escamoter des objets, de donner l’impression de les faire disparaître. En fait, l’illusionniste peut utiliser des machines, des automates, des miroirs, mais le prestidigitateur joue de ses doigts et on n’y voit que du bleu comme on dit familièrement. Cette dernière expression vient du XVIIe siècle, et désigne le fait d’une personne naïve, ne percevant pas la supercherie. Le bleu vient de la couverture des romans alors à la mode racontant des histoires fantastiques. Une chose est sûre, avec l’illusionniste, certes on n’y voit que du bleu mais nous avec France Bleu, eh bien on vit un rêve ! 

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