Replay du mercredi 28 octobre 2020

Exode : un mot à forte connotation

Jusqu’au dimanche 13 décembre, au Musée de la Libération de Paris, a lieu en tenant compte des contraintes sanitaires une exposition intitulée Les Parisiens dans l’exode de 1940.

Des parisiens, pendant l'exode de 1940
Des parisiens, pendant l'exode de 1940 © Getty - Carl Mydans / Contributeur

Ce mot « exode » a quelque chose d’effrayant, vous nous en dites plus Jean ? 

Eh bien oui, mais je vais d’abord rappeler que le Musée de la libération de Paris, aussi appelé Musée du Général Leclerc-musée Jean Moulin, se situe donc dans le 14e, 4 avenue du Colonel Henri Rol-Tanguy, et qu’il a été inauguré il y a peu, en août 2019 pour le 75e anniversaire de la libération de Paris. Alors revenons aux Parisiens dans l’exode de 1940, il faut se souvenir en effet qu’au printemps 1940, huit millions de personnes vont fuir sur les routes pour échapper à l’avance des armées allemandes. 

Et c’est une grande partie des habitants de Paris qui sont alors partis, je crois…

Ce sont en gros les trois quarts des Parisiens qui se jetèrent sur les routes, entassant comme ils le pouvaient leurs affaires ce qui a abouti sur les routes à un chaos à peine imaginable. Ce mouvement vers le sud et l’ouest fut si intense qu’on fit alors référence à la Bible et il fut tout de suite appelé l’Exode. C’est surtout entre le 3 et le 14 juin que la panique a gagné les Parisiens et on dispose dans cette exposition de nombreuses photographies de cet exode. Jean Moulin qui était préfet de l’Eure-et-Loir resta alors à son poste pour apporter un soutien à ces personnes. Le mot exode, du grec ex, hors de et hodos, la route, prenait ici tout sa force, d’où la comparaison avec les Hébreux fuyant l’Égypte. Il était vraiment utile de rappeler cet épisode poignant de notre histoire parisienne. 

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