Replay du mercredi 30 septembre 2020

Flonflon, un mot né d’une onomatopée

Un mot qui nous est cher et qu’on est habitué à retrouver sur les places de village.

Flonflon, un mot né d’une onomatopée,
Flonflon, un mot né d’une onomatopée, -

Nous voilà sur le Quai d’Austerlitz, au numéro 86, métro Gare d’Austerlitz, en face du Off Paris-Seine, pour un projet justement appelé flonflon.  

Cette atmosphère de flonflon reconstituée sur un quai de la Seine, où l’on se restaure, où on chante à tue-tête, sous des guirlandes, le tout autour d’un piano, résonne comme une fête.  

En réalité, le flonflon fait forcément penser aujourd’hui au bal, et c’est d’ailleurs l’exemple classique de nos dictionnaires, les flonflons du bal, et de l’accordéon. Le mot est bien sûr né d’une onomatopée, c’est-à-dire un mot qui imite le son de quelque chose, en l’occurrence le son d’un refrain.  

C’est en réalité à la fin du XVIIe siècle qu’on bénéficie des premières traces du mot, équivalent alors au refrain. Et puis au XIXe siècle on évoque sans hésiter le flonflon de l’opérette. 

Un mot presque toujours utilisé au pluriel  

C’est vers 1870, qu’on assimile les flonflons, désormais souvent présentés au pluriel, à un ensemble d’accords assez bruyants mais assurément joyeux.  

En fait des flonflons d’Offenbach, on est passé aux flonflons de la fête, le tout dans un certain brouhaha chaleureux. Ce qui est curieux c’est qu’il n’y ait pas eu dans la langue un verbe y correspondant, flonflonner aurait comme ronronner été très facile à construire dans notre langue.  

En parallèle aux flonflons du bal, rappelons aussi une expression sympathique, pousser la chansonnette, la chansonnette étant un mot né au XIIIe siècle, évidemment dérivé de chanson, et désignant une chanson légère, tendre ou comique, avec un air qu’on retient.  

D’ailleurs comment le verbe chanter est-il défini par les auteurs de mots croisés : « Se lancer dans l’air ». 

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