Replay du vendredi 29 janvier 2021

Le mot du jour : Oiseau

Demain et après-demain, les 30 et 31 janvier a lieu en Seine-et-Marne un « comptage des oiseaux » qui se posent dans les jardins et les parcs.

Un coucher de soleil avec des oiseaux en approche
Un coucher de soleil avec des oiseaux en approche © Getty

Et ce sont les oiseaux et plus particulièrement leurs différents noms, que vous allez nous raconter Jean…

Eh bien oui, c’est une très belle initiative de la Ligue de protection des oiseaux et du Museum national d’Histoire naturelle qui organise donc un comptage des oiseaux, qu’il s’agisse de moineaux, de mésanges ou de linottes entre autres. Et donc tous les habitants de la Seine-et-Marne sont invités à compter les oiseaux qui se posent non seulement dans les jardins et les parcs, mais aussi sur les balcons. Et on ne demande pas d’être toute la journée posté immobile quelque part, mais seulement une heure. Alors sont distribuées des fiches pour aider à identifier les oiseaux et, de mon côté, je vais juste rappeler l’origine du nom de quelques oiseaux, en commençant par signaler ce que j’ai déjà évoqué une fois, le fait que le mot oiseau, est le seul mot de la langue française, où pas une lettre ne se prononce comme elle le devrait 

C’est la prononciation qui s’envole, Jean ! Alors d’où viennent des mots comme moineau, mésange, linotte ? 

Pour le moineau, apparu en français au XIIe siècle, une fois qu’on l’a radiographié, il est aisé à retenir, on y retrouve en effet le mot moine, d’où il dérive, moineau en étant le diminutif, le petit moine donc, par analogie avec la couleur de son plumage, similaire à la robe de bure des moines. Si on passe à la mésange, très joli mot également apparu au XIIe siècle, qui rime certes avec ange, il relève en fait tout simplement d’un mot de l’ancien francique, une langue germanique, meisinga de même sens, qui a d’ailleurs donné en allemand Meise, la mésange. Enfin, pour la linotte, il faut se repérer à ce qu’elle aime manger. Eh bien elle est de fait friande de graines de lin, d’où son nom venu du latin et passant en français au XIIIe siècle. Avec son plumage rouge sur la poitrine, elle est d’ailleurs bien jolie. Tant pis si elle est étourdie, tant pis si elle a une tête de linotte !