Replay du lundi 23 novembre 2020

Information : un mot, plusieurs sens !

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En ce moment, parce qu’on est le plus souvent chez nous, on écoute plus qu’en temps normal les informations, les infos comme on dit. Vous nous racontez l’histoire de ce mot qui a pris sans doute un grande ampleur grâce à la radio et à la télévision.

L'info !
L'info ! © Getty - Charles Taylor / EyeEm

Eh bien, il faut le signaler tout de suite, le sens journalistique ne date en fait que du début du XXe siècle. Eh bien sûr, avec la radio on a commencé à écouter les informations. Mais on va y revenir. 

En fait en partant du latin informatio, désignant au départ l’explication d’un terme, le mot information entre en français en 1274 avec un sens juridique, en désignant l’enquête que les officiers de police conduisaient en matière criminelle. Et à l’époque on disait d’ailleurs plus souvent enformation, parce qu’il s’agissait en somme de mettre en forme des données juridiques, d’enquêter et déjà d’instruire quelqu’un de quelque chose. Puis vers 1360, les informations, au pluriel, devinrent les renseignements obtenus sur quelqu’un et enfin en 1500 voici venir le sens moderne, toujours au pluriel, les informations signifiant l’ensemble des connaissances réunies sur un sujet donné, mais on reste dans le domaine juridique ou administratif.

Alors, quand passe-t-on aux informations offertes au public ? 

Il faut en réalité attendre le XIXe siècle avec la presse écrite et, le XXe siècle avec le cinéma et la télévision pour bénéficier d’informations au sens actuel, et naissait ainsi le « droit à l’information », pendant qu’en 1966, partant des USA, apparaissait le Freedom of informations, la liberté d’information. S’installaient alors des concepts comme la transparence, la participation, avec aussi un nouveau mot, né en 1954, la désinformation. En 1970, s’installait aussi l’abréviation info, d’abord à propos des informations télévisées. À nos amis verbicrucistes de jouer ensuite avec les mots et quelques définitions plaisantes de l’information, telles que par exemple « tuyau de papier ». Ou encore pour faire deviner « journaliste », ce joli jeu de mot : « plume de canard ». Moi je préfère « prince ou princesse des ondes », c’est mieux pour la radio. 

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