Replay du mardi 29 décembre 2020

Malgré cette fin d’année sous le signe de la pandémie, les illuminations parisiennes sont bien là !

Pas question de ne pas se laisser émerveiller par ces illuminations qui ont demandé tant de travail aux employés spécialistes de la ville, pour habiller Paris et les communes de l’Île-de-France au sceau des fêtes.

Le mot "Illumination" fut d’abord un terme religieux
Le mot "Illumination" fut d’abord un terme religieux - Photo and Co

C’est le moment où la fée électricité porte bien son nom… C’est en 1906 qu’est née d’ailleurs cette jolie expression, la fée électricité, qui fut le titre d’une célèbre composition du peintre Dufy, l’électricité y étant perçue comme dotée d’un pouvoir magique.  

Chaque année, on vient des quatre coins du monde pour bénéficier des illuminations. Rappelons que Paris fut la première ville appelée ville lumière justement grâce à la fée électricité. 

D’où vient en fait ce mot illumination ? 

Eh bien, ce fut d’abord un terme religieux, un sens figuré du latin illuminatio, l’action d’éclairer, qui prit le sens d’un éclairage spirituel, divin, d’où l’illumination de la foi, puis le fait d’avoir une illumination, une révélation, une idée de génie.  

Et puis ce fut aussi le simple éclairage d’un lieu, l’illumination d’un théâtre, et enfin le fait d’utiliser des dispositifs lumineux en grand nombre, avec par exemple l’illumination de Notre-Dame et au pluriel, les illuminations de Versailles ou du 14 juillet.  

En 1883, dans un ouvrage intitulé “Le XXe siècle”, voilà ce qu’Albert Robida, déclare à propos de Paris : "chaque soir, une illumination électrique fait de Nuage-Palace une sorte d’astre dont le rayonnement fantastique s’aperçoit à dix lieux à a ronde, et attire magnétiquement pour ainsi dire, tout ce que Paris renferme…. d’étrangers en quête de distraction”. 

Alors, ne soyons surtout pas blasés, vive ces illuminations qui émerveillent les grands et les petits. 

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