Les séries France Bleu

Les musicales de l'été

Du lundi au vendredi à 13h30

Le maître Baden Powell.
Le maître Baden Powell. © Getty

Baden Powell et Vinicius de Moraes pour Berimbau

Diffusion du vendredi 3 août 2018 Durée : 4min

Nous sommes en 1966 à Rio De Janeiro. Une quantité astronomique de bière. Vingt caisses de six bouteilles de whisky chacune. Des nuits blanches passées à raconter les légendes venues d’Afrique. Voilà comment sont nés, à cette époque, les afro-sambas signés par Baden Powell et Vinicius de Moraes.

Pour Baden Powell, Vinicius est un père spirituel. C’est un homme qui a eu une existence facile dans les quartiers chics de Rio de Janeiro. Baden, lui, vient de la zone nord, des quartiers populaires. De plus, il a du sang nègre dans les veines. Les deux hommes se complètent parfaitement. La musique coule de la guitare de Baden Powell comme la chose la plus naturelle du monde. Et il ne faut pas longtemps pour qu’il désigne son compère Vinicius comme "O branco o" mais "Preto do Brasil", Le blanc le plus noir du Brésil. 

Pendant trois mois, le blanc Vinicius apporte son sens de la rime. Le métis Baden dépose dans la corbeille son héritage africain. Parmi toutes les chansons qui vont naître alors, un titre va parvenir jusqu’aux oreilles d’un poète français. Cette chanson, c’est Berimbau. Le poète : c’est Claude Nougaro.