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João Gilberto est considéré comme le père fondateur de la bossa nova.
João Gilberto est considéré comme le père fondateur de la bossa nova. © Getty

Desafinado, ni jazz, ni samba, un miracle musical

Diffusion du mercredi 18 juillet 2018 Durée : 4min

En 1958, le Brésil tout entier n’en croit pas ses oreilles. A l’heure du jazz et du rock’n roll, un disque brésilien, interprété par João Gilberto, déchaîne les passions.

Dans la presse, les critiques le traitent de tous les noms d’oiseaux. Tout ça, à cause de deux titres, de deux ovnis : Chega de saudade et Desafinado. La critique brésilienne ne sait plus quoi penser. Qui est ce gamin, ce João Gilberto ? Et, surtout, quelle est cette nouvelle musique, qu’ils appellent bossa nova ? Ce n’est pas du jazz. Ce n’est pas du samba. C’est autre chose. Et pourquoi est-ce qu’il murmure dans le micro ? Il ne chante pas : il parle ! Et qui est ce Tom Jobim, qui a écrit la mélodie de Chega de saudade, reprise ici par Caetano Veloso ? 

Aux USA, tous les grands noms du jazz vont tour à tour interpréter cette chanson, devenue l’un des titres fondateurs de la bossa nova. Idem pour Desafinado. En France, c’est Sacha Distel qui s’y colle avec cette version de 1962 où il ne prend guère de risques. En effet, ne parlant pas brésilien, il  se contente de fredonner la mélodie, sans aucune parole ! Simple, mais efficace.