Replay du jeudi 10 juin 2021

Ecaquelon - David le facteur musicien

Punk à 5 cordes

Camembert Electrik
Camembert Electrik © Radio France - Fred Romanuik

Le grand écart, vous connaissez? 

C'est ce qu'a fait David, il y a 6 ans, quand il a décidé de quitter son appart parisien pour acheter sa ferme normande. A Paris, il était facteur. A Ecaquelon aussi. Il a réussi à en décrocher la tournée. C'est génial, facteur. D'une, on a tous les calendriers-chatons à la maison. De deux, on connaît tous les écaquelonais. Le Bonjour facteur! a eut vite fait de se muer en Salut David. Plus l'été que l'hiver, soit dit en passant. Parce qu'ils ont froid, en décembre, les copains. Et on les voit beaucoup moins dans les jardins. Ça c'est pour l'activité du matin. L'après-midi on change d'ambiance. David enfile son tee-shirt Ludwig Von 88, ses potes le rejoignent dans la maison d'hiver et ils font hurler les watts jusqu'à 16h. Parce qu'après, y'a les petits à aller chercher à l'école. 

La répet s'arrête à 16h. Faut pas être à la bourre pour aller chercher les petits à l'école
La répet s'arrête à 16h. Faut pas être à la bourre pour aller chercher les petits à l'école © Radio France - Fred Romanuik

Camembert Électrik

C'est le nom du groupe. Un bassiste, un batteur, un chanteur et David à la guitare. Il joue qu'avec 5 cordes en ce moment. Y'a la mi du haut qu'a pétée. Mais c'est pas un problème, de toute façon il a besoin que de 3 cordes. Si j'ai bien compris, son nom de scène c'est un truc genre Joe Emmental. Un nom qui colle bien à la thématique fromage que s'imposent les chansons des 4 potes. Pour répéter, pas de souci, c'est donc dans la maison d'hiver que ça se passe. Parce que c'est bien foutu chez David, y'a la grande baraque impossible à chauffer qu'on déserte à l'arrivée des frimas et y'a la plus petite, moins énergivore, où on se dorlote quand ça caille. Et là, dans la grande, on peut lâcher les décibels, y'a personne des bornes à la ronde. On peut même jouer les fenêtres ouvertes, on a que les oiseaux et les hérissons pour se plaindre. Et encore, à entendre les premiers chanter, à voir les seconds roupiller, on se dit qu'ils apprécient.

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Du punk bucolique
Du punk bucolique © Radio France - Fred Romanuik
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