Replay du vendredi 20 novembre 2020

Valentin Vandenbussche Olso :" Ici, les gens préfèrent être positifs"

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Depuis 2011, Valentin Vandenbussche, 35 ans vit à Oslo. Originaire de Mesnil sous Jumièges en Seine Maritime, notre « Normand du bout du monde », nous fait découvrir cette vie à la norvégienne, qui séduit de plus en plus de français.

Sylvain Geffroy et Valentin Vandenbussche
Sylvain Geffroy et Valentin Vandenbussche © Radio France - Sylvain Geffroy

Il y a près de 10 ans, l’entreprise pour laquelle travaille Valentin, lui propose un poste à Oslo. Notre jeune ingénieur, qui connait un peu la Suède par le biais de ses études, accepte en ayant déjà une petite idée du mode de vie à la scandinave.

Je crois qu’ils sont souvent dans le top 3 des pays les plus heureux en Europe.

Olso, comme beaucoup de pays nordiques, a réussi à trouver un bon dosage entre la vie professionnelle et la vie privée. « On commence nos journées à 8h, on fait un micro pause déjeuner, et à 16h 16h30, on est chez nous » . De plus, la capitale norvégienne de 700 000 habitants, offre un décor exceptionnel, bordée à la fois par un fjord, la forêt et les pistes de ski. Il n’en fallait pas plus à notre normand, amoureux de la nature, pour y trouver son équilibre. 

Il y a 4 ans, Valentin fonde son entreprise de conseil dans un secteur très porteur : La transition énergétique. Et même si, la Norvège a fait sa richesse depuis les années 70, grâce à ses réserves de pétrole et de gaz, elle s’investit en 2020 dans les nouvelles énergies et technologies vertes. « Ici c’est normal d’avoir une voiture électrique. On commence à avoir des ferries ou des bacs qui fonctionnent à l’hydrogène. Dans certains pays, c’est encore de la science-fiction, mais ici en Norvège ça devient presque normal.»

Les norvégiens aiment à dire qu’ils sont en avance.

Si notre normand vente les vertus écologiques de la Norvège, il sait aussi qu’en France, il y a des avancées dans le domaine de la  réduction d’empreinte carbone et autre gaz à effet de serre. 

« Les norvégiens aiment bien dire qu’ils sont en avance. Des fois c’est vrai, des fois c’est juste parce qu’ils ne savent pas ce qu’il se passe à l’étranger non plus.»

Aujourd’hui, Valentin habite dans le quartier de «Toyen » à l’est du centre-ville. Du haut de sa tour de 12 étages, il profite d’une vue imprenable sur Oslo avec sa compagne norvégienne.  Bien qu’à son arrivée, il y a 10 ans, l’anglais suffisait pour créer un contact professionnel, Il a fallu, avec le temps, se mettre à l’apprentissage du norvégien. Dans ce pays si l’on veut s’intégrer, il faut faire l’effort car les scandinaves ne sociabilisent pas comme nous autre latins. 

Les Norvégiens ont besoin d’excuses pour devenir ami.

Aujourd’hui Valentin comme la plupart des «expats » ne peux pas rentrer en France, en raison de la crise sanitaire. Et même si le confinement est moins strict que chez nous en France, « On fait beaucoup confiance ici » il lui tarde de revoir ses proches sur les bords de Seine… Espérons pour les fêtes de Noël.  

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