Replay du jeudi 14 janvier 2021

Madagascar : « la charge mentale de l’épidémie est vraiment moindre » pour notre expat.

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Arrivé à la fin de l’été en provenance de Rouen, Julien et sa famille apprécient le fait d’être à plus de 8000 kms de l’hexagone, et d’avoir échappé au protocole sanitaire européen dû au Coronavirus.

Coucher de soleil sur l'Océan Indien près de Tamatave côte est de Madagascar
Coucher de soleil sur l'Océan Indien près de Tamatave côte est de Madagascar © Getty

Normand d’adoption, Julien Le Gouguec  est à Rouen au début de l’année 2020. Au printemps dernier, il subit, comme tout le monde  le premier confinement en France. Si Julien et sa femme arrivent à faire avec les règles sanitaires, pour leurs  enfants, la question de la sociabilité devient un vrai problème. Notre ex rouennais se souvient que leur petite fille de trois ans leur disaient : «  On, doit pas s’approcher des gens parce qu’ils sont malades. » 

Le gouvernement ne peut pas appliquer de  "quoi qu’il en coûte"

Sur l’ile de Madagascar depuis 6 mois, la famille Le Gouguec à retrouver une vie sociale. Et même s’il n’y a pas de théâtres, ni de cinémas à Tamatave où ils sont installés, les restaurants restent ouverts et le rapport avec les autres et plus léger : « je pense que le plus important c’est vraiment çà, c’est d’échapper à tout çà. » 

Si  le Covid 19 est présent sur l’ile depuis le début de l’année, il prend beaucoup moins de place qu’en Europe. Un confinement a bien eu lieu en mars dernier, mais moins stricte qu’en France « Parce que le gouvernement ne peut pas appliquer de quoiqu’il en coute, » selon notre expat, « Il y a beaucoup de gens qui vivent dans une économie de subsistance ici. Donc ils ne peuvent pas s’arrêter sinon ils meurent de faim. »  De plus, le poids que le Covid prend dans l’actualité française est  moins lourd sur l’ile « vous savez…le coronavirus psychologique ». Pour Julien, définitivement le choix de Madagascar est un bon choix : « La charge mentale de l’épidémie est vraiment moindre. C’est un soulagement de pouvoir permettre à  nos filles de pouvoir grandir dans un environnement qui, à ce niveau-là, nous paraît plus propice à leur développement .» 

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