Replay du mardi 25 avril 2017

Made in France du mardi 25 avril 2017

- Mis à jour le

Présentation de la dernière fabrique de velours textile de France avec Velcorex en Alsace.

Made in France !
Made in France ! © Getty

C’est en effet en Alsace, à Saint-Amarin, que cette dernière manufacture de France se situe. Et elle ne date pas d’hier !

A l’origine, elle est fondée en 1828 à Mulhouse et se consacre au négoce et à la filature du coton. Ce n’est qu’à partir de 1930, qu’elle évolue vers les métiers du tissage, avec en particulier le velours. Et je vous parle régulièrement de la croise des 30 dernières années du 20ème siècle et bien là cette entreprise n’en souffre pas. Mieux elle se développe encore plus, grâce à des innovations, notamment avec l’arrivée de la tendance du « stretch », ces textiles élastiques. D’ailleurs l’entreprise est même dépositaire de brevets protégés. Pas seulement dans le domaine du velours mais aussi dans le sportwear et aussi le jean’s.

L’expansion de l’entreprise est telle que dans les années 90, pour être plus proches de ses clients aux quatre coins du globe, elle ouvre d’autres usines de production. Notamment aux Etats Unis où elle se fait remarque pour son savoir-faire.

Dans les années 2000, la société qui appartient alors à un grand groupe est revendue mais deux plus tard, la nouvelle holding propriétaire place l’entreprise en dépôt de bilan. Il s’en suit en liquidation sans possibilité de travail. Mais c’était sans compter sans la ténacité d’UN homme. Pierre Schmitt est un ancien cadre du fameux groupe. Et pour lui, impossible de voir Velcorex mourir. Alors il va se battre. Il se livre un véritable combat de plusieurs mois pour reprendre dans des conditions très difficiles la manufacture. A ce moment là tout le monde lui dit qu’il est fou. Sa réponse « Je veux bien assumer ma part de folie mais ceux qui laissent partir une partie de notre patrimoine sont 10 fois plus fous ! »

...Et Pierre Schmitt gagna son pari !

Et, il le souligne, grâce aussi des pouvoirs publics !

Et ils ont eu raison de faire éviter ce que Pierre appelle un « gâchis suicidaire ». La liquidation aurait permis de rembourser les créanciers de l’Etat à hauteur de 1 million d’euros. Or depuis 2010 la société a versé plus de 6 millions d’euros de cotisations salariales et patronales. Aujourd’hui l’entreprise se porte bien et se développe. Près de 140 salariés dont une soixantaine d’employés historiques vont battre le cœur de l’usine alsacienne. ¾ de sa production s’exporte et fait rayonner ce savoir-faire de qualité Made in France.

Le site de Velcorex.

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