Replay du lundi 22 février 2021

Mare latinu : Ces esclaves corses qui devenaient de féroces corsaires.

Quand de sanguinaires corsaires capturaient sur les côtes corses des esclaves et qu'ils devenaient à leur tour corsaires ou générale d’armée chez les barbares.

Les cotes corses étaient dangereuses à cette époque.
Les cotes corses étaient dangereuses à cette époque. © Getty - peepo

On est là au début du XVIe siècle, la Méditerranée était alors le terrain de l’affrontement entre deux mondes. D’un côté l’Empire Ottoman de Soliman le Magnifique, de l’autre les Habsbourg avec Charles Quint.

Anne Brogini  est Professeure en histoire moderne : 

"C’est la grande époque des corsaires d’Afrique du Nord, le plus célèbre étant Barberousse qui devint le grand amiral de la flotte ottomane. On parle ensuite du tout aussi célèbre Dragut qui attaquait lui en permanence les îles dont la Corse, en 1540 il est d’ailleurs capturé au large de la Corse et meurt au siège de Malte en 1565." 

La mort de Dragut Reis au siège de Malte.
La mort de Dragut Reis au siège de Malte. © Getty - Culture Club

Un esclave du village de Tavera devenu général turc.

"Ces corsaires on sait d’où ils viennent car lorsqu’ils deviennent corsaires musulmans ils gardent leurs origines dans leur nouveau nom. On aura comme cela des Ali Maltese, ou des Mehmet Corsu. Un de ces Corsu, Mehmet Corsu est devenu un grand corsaire à Tunis avec le titre de Pascha ce qui indique qu’il fit fortune. Il avait pour particularité de racheter des esclaves corses pour les aider à racheter leur liberté. Ce Mehmet Corsu trouvait là de fidèles messagers auxquelles ils demandaient d’aller rencontrer sa propre famille qui résidait en Corse. Il y avait un autre corsaire prestigieux à cette époque qui s’appelait Hassan Corso, IL était devenu générale de l’armée ottomane et semble-t-il originaire du village de Tavera." 

En raison de cette grande insécurité en Méditerranée y compris sur les rivages de la Corse, on comprend la nécessite de construire les fameuses tours du littoral.

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