Replay du mardi 15 décembre 2020

Mare latinu : Le ROL, réseau d’observation du littoral de la Corse.

L’érosion du littoral semble ronger inexorablement la côte Est de la Corse. Peut-on uniquement imputer cela à la montée annoncée de la méditerranée ?

Atlas littoral de la plaine orientale.
Atlas littoral de la plaine orientale. - BRGM

De nombreux lotissements qu’il s’agisse d’habitations ou de complexes touristiques sont confrontés à ce phénomène. Alors que les prévisions font état d’une montée de la mer allant de 0,45 cm à 2m 50 d’ici la fin du siècle, d’autres éléments sont à prendre en compte. 

Le BRGM, le Bureau de recherches géologiques et minières, suit de près la situation avec le réseau d’observation du littoral. 

Le directeur régional de ce bureau précise le travail qui est fait dans ce cadre :  

"Depuis vingt ans nous faisons un suivi sur les différents sites autour de la Corse, il s’agit d’un réseau d’observation du littoral, en partenariat avec l’office de l’’environnement de la Corse. On observe les évolutions du trait de côte, ce cordon littoral qui est un environnement mobile. Des éléments sableux qui peuvent être soumis à des courants, à des houles, ou des phénomènes de tempête. 

En  Corse on observe des mouvements pouvant atteindre de vingt centimètres à un mètre par an dans certains secteurs cela peut être davantage. 

Mais il est important de savoir que ces tendances ne sont pas figées dans le temps, une certaine résilience peut s’observer aussi, un phénomène de recul,  suivi d’un arrêt de l’érosion voire un mouvement inverse." 

La rédaction vous a  parlé récemment de l’inquiétude des résidents d’un lotissement sur cordon lagunaire de la Marana, on comprend que la situation peut vite devenir critique.

Ces phénomènes sont suivis avec des mesures réalisées sur le terrain  mais aussi grâce à un relevé de photographies aériennes, cela permet de comparer l’évolution depuis les années 1930 environ avec les travaux de l’IGN. 

Les relevés du réseau d’observation du littoral de la Corse, sont à suivre ici. 

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