Replay du vendredi 22 janvier 2021

Mare latinu : Une plateforme de 27 collectivités solidaires avec SOS Méditerranée. Et la Corse ?

SOS Méditerranée déplorent que « les États européens se désengagent toujours plus de leurs responsabilités en matière de secours en mer ». Parmi les 27 membres de la plateforme: Paris, Marseille, Nantes, Montpellier, Lille ou les régions Occitanie et Bretagne.

L' Ocean Viking de Sos Méditerranée.
L' Ocean Viking de Sos Méditerranée. © Maxppp - FLAVIO GASPERINI HANDOUT

Première mission cette année pour L’Océan Viking, le navire de secours en mer de SOS Méditerranée, a secouru hier jeudi 120 personnes  au large de la Libye. Ces migrants étaient à bord d'un canot surchargé à 36 milles nautiques (environ 66 km) des côtes libyennes, selon SOS Méditerranée. Dans un même temps on a déploré cette semaine le naufrage d’une embarcation dans la même zone, drame qui a fait 43 morts, le premier naufrage de l'année. L’association SOS Méditerranée rappelle que depuis sa création en 2016, 31 920 personnes en détresse ont été secourues sur la route migratoire la plus mortelle au Monde. 

Plusieurs collectivités territoriales françaises lancent un appel à élargir les actions de soutien en créant une plateforme solidaire. Cet appel s’est concrétisé par les voix du président de SOS Méditerranée, d’Anne Hidalgo maire de Paris, Carole Delga présidente de la région Occitanie/Pyrénnées-Méditérranée et de Philippe Grosvalet président du département Loire-Atlantique.

SOS Méditerranée déplore le désengagement des États: 

« Les collectivités territoriales constituent une force d'appui essentielle pour faire avancer le plaidoyer de notre association. Et c'est avec le soutien financier de chacune d'entre elles que nous pourrons poursuivre notre mission :sauver des vies en mer ».

Nos ports sont ouverts. 

Lors de cet appel en direction des autres collectivités, Carole Delga a rappelé son positionnement lors de l’affaire de l’Aquarius:

"Notre région est propriétaire de plusieurs ports, en 2018 l’accueil de l’Aquarius n’avait pu se mettre en place de par la position du Gouvernement. Mais pour nous les ports, propriétés de la région, seront toujours ouverts pour permettre l’accueil de ces personnes en détresse en Méditerranée."

En 2018 au moment où s’était posée la question de l’accueil de l’Aquarius avec à son bord 629 migrants les responsables de la Collectivité de Corse proposaient un accostage en Corse, mais la proposition fit l’objet à l’époque d’une polémique avec la représentante de l’État dans l’île. 

L’appel lancé en direction des collectivités est diffusé sur le site de SOS Méditerranée.

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