Replay du jeudi 22 octobre 2020

MON PSY ET MOI Pourquoi certains n'arrivent-ils pas à réaliser leurs désirs?

- Mis à jour le

On rêve de partir sous les palmiers, mais on n’y va pas. On a économiser pour acheter une maison mais on ne la trouve pas. On pourrait se marier, mais... mais quelque chose fait que nos « désirs » n’aboutissent pas! Avec Serge Sommer, notre psy, on passe la vitesse supérieure! :-) Ici!

Réaliser ses désirs...
Réaliser ses désirs...

Pourquoi certains n’arrivent ils pas à concrétiser leurs désirs? 

Serge S. Oui, puisque on remarque souvent des personnes qui auraient envie de déménager et qui auraient envie de changer de boulot, qui ont envie de s'acheter quelque chose ou ont envie de voyager et qui ne le font pas. En tout cas, qu'ils ne parviennent pas à aller jusqu'au bout de leur décision, qu'ils ne parviennent pas à franchir le pas et à aller jusqu'au bout de leurs rêves et de leurs désirs. 

V.R. Que se passe t il à ce moment là?

Serge S. C'est ce qu'on appelle en psychanalyse la non autorisation. Le fait de ne pas s'autoriser les choses, ça va parler à beaucoup. C'est parce qu'on attend l'autorisation de quelqu'un d'autre. Nous sommes dans l'attente, l'attente d'une reconnaissance, l'attente de quelque chose qui ne s'est pas produit, si enfant, nos émotions n'ont pas été autorisés à s'exprimer. Nos désirs sont réprimés. Nous ne pouvons pas nous autoriser nos désirs,  jusqu'à ce que quelqu'un vienne débloquer cette prison de l'enfance où on n'a pas été autorisé à sortir nos désirs, sortir nos émotions, nos colères, nos tristesses, nos peurs, etc. 

V.R. Mais pourtant, le désir, on l'a!  par exemple le désir de déménager qui n'aboutit pas: On a quand même le début du désir!

Serge S. On a le désir, mais il y a quelque chose qui ne nous autorise pas à passer à l'acte parce que on attend finalement cette réparation de l'enfance, de l'approbation peut être des parents, et on ne l'aura pas parce qu'on est adulte. 

C'est à nous de nous autoriser par nous mêmes. Donc, le travail à faire, c'est de prendre conscience d’ à quel moment de notre enfance on s'est senti prisonnier et interdit de s'autoriser les choses. 

Alors pour mieux comprendre ça. Je vais vous donner cet exemple de la cafetière et de la tasse à café que j'aime bien. :-)

Imaginez que vous ayez une tasse à café devant vous et une cafetière de café bien chaud. Mais vous avez décidé que ce serait l'autre qui doit vous servir. Vous ne pouvez pas vous servir, parce que si jamais vous vous servez une fois que le café sera servi, ça veut dire que vous renoncez de facto à être servi. D’accord?

Une fois qu'il est servi, c'est trop tard, c'est servi. Donc, tant que vous ne vous servez pas, vous pouvez cultiver cet espoir inconscient et cette attente inconsciente que l'autre va se décider à un moment donné ou à un autre à vous servir. Sauf que vous passez votre vie à côté de vos désirs. Et si je puis dire, le café refroidi? 

V.R. Oui, c’est un exemple parlant! Alors pour ceux qui n'aiment pas le café, on peut prendre du thé... ou un chocolat chaud! ;-) 

Serge Sommer Psychanalyste à Livron

Mots clés: