Replay du lundi 24 mai 2021

La moule a de l’avenir

Alors que les vacances se rapportent, avec les fameuses marinières et autres mouclades qu’on aime particulièrement pendant l’été, Jérôme nous raconte une brève histoire de la moule et de son avenir…

La moule
La moule © Getty - Photo de Geri Lavror

C’est dommage qu’on ne puisse pas interviewer une moule « ça va bien vous sinon ?! » sinon je lui demanderais ce que ça fait d’avoir un grand avenir. 

La moule a nourri de nombreux êtres humains. Dans le nord de la France, on a retrouvé des tas de coquilles de moules sur un site préhistorique, donc bien avant la foire de Lille. En plus d’être mangées, elles servaient peut-être aussi de cuillères voire d’unité de mesure. La mytiliculture, autrement dit élevage des moules, serait très ancienne. La légende l’attribue à un Irlandais nommé Patrick Walton qui se serait échoué en 1235 après un naufrage en Vendée. Sans ressources, il aurait entrepris d’accrocher des filets à des poteaux pour attraper des oiseaux. Et en fait d’oiseaux, de nombreuses moules se seraient accrochées dessus. Les premiers bouchots donc. 

Mytiliculture à Saint Cast, Côtes d'Armor en Bretagne, France
Mytiliculture à Saint Cast, Côtes d'Armor en Bretagne, France © Getty - Photo : ICHAUVEL

Aujourd’hui, les Français mangent 140 000 tonnes par an en moyenne. Et la moule a de l’avenir ! D’abord, elle est observée par les spécialistes de l’environnement parce qu’elle disparaît quand l’eau est trop polluée et qu’elle ne supporte pas l’eau vraiment froide, inquiétant d’ailleurs puisqu’elle apparaît en arctique. 

D’autres ont trouvé comment retraiter le byssus, le petit filament des moules, pour le donner à manger aux élevages de poules et donc ne rien perdre. Et d’autres enfin étudient de très près la colle qui sert à la moule pour s’agripper. Naturelle, d’une solidité incroyable, elle est une piste pour la chirurgie, notamment pour la chirurgie fœtale. Bref la moule a de l’avenir. Et on n’arrête pas l’histoire. 

Mots clés: