Replay du jeudi 1 octobre 2020

Parcmètre, horodateur, on paie pour stationner depuis 1926

Le voilà tout énervé, un « papillon » à la main. Pas l’insecte hein ! Non le PV. Et il n’a pas l’air bien content Jérôme…

Parcmètre à Paris
Parcmètre à Paris © Getty - Photo de Thomas SAMSON
Attention, policière française pour PV stationnement
Attention, policière française pour PV stationnement © Getty - Photo d'Alexis ORAND

Je sors de la Radio, je vais pour prendre ma voiture et paf ! Dépassement ! Un PV ! « C’est magique ! C’est magique ! » Magique je ne sais pas. Mageeque je dirais puisque Carl Magee c’est le nom de l’inventeur du parc mètre, ou parcomètre, qui laisse désormais la place à l’horodateur. Un avocat, au départ, mais aussi un inventeur, qui a cherché une solution pour éviter les stationnements longue durée dans la rue. 

Ancien parcmètre
Ancien parcmètre © Getty - Photo : shaunl

Le premier parcmètre est installé le 16 juillet 1935 à Oklahoma City. On imagine la tête des premiers utilisateurs. En tous cas le système séduit les pouvoirs publics puisque 4 ans plus tard, en 1939, 100 villes américaines ont installé des appareils, et en 1945 il y a déjà 200 000 parcmètres aux États- Unis. En France on connait le stationnement payant dès 1926 et dans quelle ville en premier à votre avis ? Ah non ! Pas Paris mauvaises langues. C’est à Bayonne qu’on a payé pour la première fois le fait de stationner. Viendront ensuite l’aéroport du Bourget en 1960, la ville de Nice en 1967, et Paris en 1968 pour une généralisation en 1971. Les agents de police étant chargés de vérification du bon paiement. On se souvient de Danièle Evenou en Marie Pervenche, ou de l’agent Longtarin passionné de faire payer la voiture de Gaston Lagaffe et dessiné par Franquin. Le Journal de Spirou a d’ailleurs fabriqué des autocollants à mettre sur la voiture avec inscrit « tu as payé pour rouler, maintenant tu paies pour t’arrêter ». 

Remplacé par des applications désormais, même si le parcmètre disparaîtra probablement en tant que machine, nul doute qu’on continuera à nous faire payer le stationnement. Dans 400 ans on paiera parce qu’on aura garé sa navette trop longtemps. On n’arrête pas l’histoire.   

Laurel et Hardy, film "The big noise" de 1944
Laurel et Hardy, film "The big noise" de 1944 © Getty - Photo : Bettmann
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