Les séries France Bleu

On n’arrête pas le progrès - Saison 3

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Image d'illustration © Getty - BSIP

La chirurgie esthétique

Diffusion du mardi 2 avril 2019 Durée : 2min

Elle répare ou embellit. Lifting, rhinoplastie, liposuccion. En France, il y a près de 520 000 actes de chirurgie esthétique chaque année.

Il y a 4000 ans, égyptiens, tout comme grecs, romains et indiens opèrent déjà les visages abîmés. A la fin du moyen âge, le chirurgien italien Gaspare Tagliacozzi développe une technique de reconstruction nasale en greffant de la peau du bras à l’emplacement du nez. Mais comme on ne touche pas à l’oeuvre de dieu sans risquer ses foudres, le "chirurgien des miracles"  est excommunié sur le champ ! Pourtant, sa technique va traverser les siècles et s’avérer très utile lors de la première guerre mondiale.

La chirurgie maxillo-faciale se développe pour réparer ceux que l’on appelle les gueules cassées. Parmi les médecins des hôpitaux de Paris, une femme aux doigts de fée. Suzanne Noël, la première chirurgienne esthétique fait des miracles.  Dans les années 20, elle ouvre son cabinet et refait des nez, des seins, des cuisses, et des fesses. Elle met au point les 1ers liftings et imagine une technique de dégraissage par aspiration, qu’on appelle, aujourd'hui, liposuccion.

A force d’admirer les photos de stars ultra retouchées sur les réseaux sociaux, un phénomène se répand chez les 18-34 ans : la chirurgie esthétique pour ressembler à des filtres Snapchat. Au-delà du ridicule, c'est quand même inquiétant de voir cette jeunesse transformée en chair à canon de beauté !

Le petit + :

Si la chirurgie esthétique semble devenir la norme pour un grand nombre de personnes, le prix des interventions en freine d’autres. Alors, le tourisme esthétique-médical leur semble la solution.  Si en France, nous avons un système fortement encadré, il n’en est pas de même dans certains pays. Non pas que les médecins étrangers soient moins bien formés, mais plutôt que les cliniques spécialement mises en places pour ce genre de tourisme n’offrent pas les mêmes garanties des soins post-opératoires.