Les séries France Bleu

On n’arrête pas le progrès - Saison 3

Du lundi au vendredi à 15h30

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Image d'illustration © Getty - Ashley Cooper/Construction Photography/Avalon

Les jardins ouvriers

Diffusion du vendredi 26 avril 2019 Durée : 2min

C’est un coin de verdure. Pommes de terre, carottes et radis. En Île de France, les Jardins ouvriers ou familiaux représentent plus de 35 hectares.

Au 19ème siècle, de très nombreux paysans quittent leur campagne pour aller travailler dans les usines. Des familles entières s’entassent misérablement dans des bidonvilles en périphérie des grandes agglomérations. Dans le Nord, à Hazebrouck, L'abbé Jules Lemire, député maire classé à gauche, propose de mettre à disposition des ouvriers un bout de jardin pour y cultiver des légumes et nourrir leurs familles. Il fonde, en 1896, la Ligue française du coin de terre et du foyer.

L'objectif est aussi d'inciter les travailleurs à pratiquer une activité saine, au grand air, qui les tienne éloignés du cabaret, et de l’alcoolisme. Face à tant de vertus, certaines entreprises commencent à suivre cet exemple espérant que cette fois le jardinage éloignera les ouvriers du syndicalisme ! A la fin de la Deuxième Guerre mondiale on compte près de 250 000 parcelles cultivées. En 1950 le jardin devient "familial" et non plus "ouvrier". Depuis 2003 ils sont regroupés sous le terme officiel de "Jardins collectifs".

Des chercheurs britanniques ont mis en lumière les bienfaits du jardinage sur notre moral. Une demi-heure par semaine suffit à lutter contre la dépression, le surpoids et les maladies cardiovasculaires. C’est donc prouvé : le bonheur est dans le pré !

Le petit + :

Aujourd’hui, les jardins "fleurissent"dans la ville, sur les toits, les cours d’immeubles. Le moindre recoin de terre est recherché par les riverains pour y faire pousser tomates, fraises ou des herbes aromatiques.

On observe un vrai retour à la terre, un besoin d’activité extérieure, mais aussi le plaisir de jardiner ensemble et de consommer sa propre récolte. Certains jardins familiaux y installent même des ruches. La pollinisation en est améliorée, on sauve un peu les abeilles et on récolte du miel. 

Ces jardins partagés ou jardins familiaux sont créés ou animés collectivement. Leur but est de développer des liens sociaux de proximité par le biais d’activités sociales, culturelles ou éducatives et étant accessibles au public.

Si vous voulez créer un jardin collectif, ou si vous cherchez ou vous avez un petit coin de terre à partager, un réseau s’est créé, "Le Jardin dans tous ses états" vous donne une liste de contacts selon votre région.