Replay du mercredi 29 juillet 2020

Dégustation, moutarde et Massif Central : c'est au menu ce midi !

De la moutarde en veux-tu en voilà !
De la moutarde en veux-tu en voilà ! © Getty - Bernard Van Berg / EyeEm

Aujourd'hui dans "On n'est pas à l'abri d'faire une bonne émission, l'été" :

  • Les (bons) mots de l'été de Jean Pruvost :

Le sport national en été : la dégustation !  

  • La gourmandise de l'été : 

Forte, douce, mi-forte, fine.... On la met sur la table à presque tous les repas et notamment autour du barbecue, on parle moutarde avec Caroline Riboteau, Responsable Tourisme de la Moutarderie Fallot.

  • Ré-inventez votre été : 

Jean Doridot vous amène dans les volcans du Massif Central pour travailler votre confiance en vous. 

Les (bons) mots de l'été de Jean Pruvost : Dégustation

Terminé ! Pendant les vacances le déjeuner pris sur le pouce entre 2 tâches urgentes, on a enfin le temps, et on peut se livrer à un tourisme gastronomique avec de belles dégustations. Au restaurant, ou avec le bon petit plat préparé, ou encore après la visite d’un haut lieu gastronomique. Jean, vous nous dites d’où vient ce mot délicieux ?

Il vient forcément de loin et du plus beau des palais, le nôtre, habité par la langue et ses papilles gustatives. C’est justement du latin gustus, le goût, la saveur, qu’est né le verbe degustare, savourer, suivi en bas latin du nom y correspondant, degustatio, la dégustation, le préfixe dé jouant le rôle d’insistance. Et c’est en 1519 dans le Livre de la discipline d’amour divine qu’apparaissent ces deux mots en français. Alors, il est vrai que la dégustation est souvent assimilée à des produits raffinés, par exemple la dégustation d’huîtres ou d’un foie gras, et bien sûr la dégustation des vins fin. On évoque même à cet égard de dégustation à l’aveugle, donc sans information sur la provenance du produit On bénéficie d’ailleurs à cet égard de plaisantes illustrations de dégustation en littérature.

Vous nous donnez des exemples, Jean ?

Eh bien citons les frères Goncourt qui dans leur Journal en 1878, évoque « Pingard, l’huissier de l’Académie, qu’on retrouvait à la vente des vins, faisant de la dégustation savante avec la petite coupe d’argent des marchands de vin et tout débordant d’indignations comiques, quand l’expert se trompait d’un an sur la date d’un bon cru ».Dans le même cadre, Georges Duhamel dans la Passion de Joseph Pasquier publié en 1943, évoque « un verre à dégustation gros comme une citrouille », on espère tout de même qu’il n’est pas rempli à ras-bord. Ah quel beau métier aussi que celui de dégustateur, avec Paul Valéry s’exclamant qu’il est poète le dégustateur déclarant qu’un vin « fait la queue du paon dans la bouche ». On aime d’ailleurs la définition du dégustateur par les auteurs de mots croisés : « Juge au palais ». Alors, vite, vite, tous au palais riche de toutes ses papilles pour déguster, au bon sens du terme !

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  • Humour