Replay du mercredi 5 août 2020

On goûte du miel à Strasbourg (ou presque) : c'est au menu ce midi !

Bienvenue à Strasbourg
Bienvenue à Strasbourg © Getty - Westend61

Aujourd'hui, dans "On n'est pas à l'abri d'faire une bonne émission, l'été" : 

  • Les (bons) mots de Jean Pruvost : 

On prend le temps de "goûter" à son histoire.

  • La gourmandise de l'été : 

On parle Miel avec Laura Boulet de La Butinerie, miellerie à Bormes les Mimosas.

  • Ré-inventez votre été : 

Jean Doridot vous apprend à rester vous-même en toute circonstances à Strasbourg. 

Les (bons) mots de l'été de Jean Pruvost : Goûter !

On n’a pas toujours le temps pendant l’année de « goûter », comme le font les enfants, pour qui c’est un moment sacré, mais si on est en vacances, c’est un grand plaisir que de prendre son temps, pour un bon et long goûter. Jean, j’imagine que vous aimez « goûter » et que bien sûr vous savez l’histoire du mot. 

Ah, oui, j’aime goûter, sur la plage ou en montagne… et l’origine du mot goûter est plaisante puisque c’est bien sûr le mot goût, du latin gustus, la saveur, et que c’est le verbe goûter, apparu en français en 1155 qui s’est transformé en nom en1538. Les Anglais, on le sait, parlent du five o’clock mais en français c’est le quatre heures. La première fois que le mot goûter est défini dans une dictionnaire français, c’est en 1680, et voilà ce qui en est dit : « Ce mot signifie le repas qu’on fait entre le dîner & le souper », le dîner à l’époque était, comme on le dit encore au Québec, le déjeuner, attention si vous êtes invité au Québec au dîner, n’y allez pas à 7 h du soir, on vous attend à midi ! Mais pour ce repas pris donc entre midi et le souper, on précise en 1680 qu’« en ce sens il ne se dit guère que parmi le petit peuple & les bourgeois, En sa place on se sert à la Cour du mot collation ». Bon, pour moi, 4 h, collation ou goûter, tout me va ! 

Donc à la Cour, on faisait collation et on ne goûtait pas. C’est vrai que la collation est un mot qu’on retrouve encore dans les cafés… 

Oui, et en fait, au départ la collation, du latin collatus, c’était seulement discuter, notamment dans un monastère, en soirée. Et comme les moines prenaient en même temps de quoi se sustenter, c’est devenu un léger repas, le moment où on permettait aux moines un verre de vin. Du monastère à la Cour du roi, il n’y avait qu’un pas à faire pour que la collation y soit appréciée et Richelet de préciser qu’« on ne dira point voilà le goûté – qu’on écrivait au reste souvent é-  le goûté de la Reine ou de Mr. Le Dauphin, mais voilà la collation de la Reine ou de Mr le Dauphin. » Bon, alors moi, je prendrai un goûter et aussi une collation, …mais c’est la même chose ! Ah bon… alors un double goûter, ça m’ira très bien ! 

Mots clés:
  • Humour