Replay du jeudi 6 août 2020

Le mot "château", les sardines de Quiberon et la Tour Eiffel : c'est au menu ce midi !

Un château dans les nuages !
Un château dans les nuages ! © Getty - Chris Clor

Aujourd'hui, dans "On n'est pas à l'abri d'faire une bonne émission, l'été" :

  • Les (bons) mots de l'été de Jean Pruvost : 

Qu'il soit de carte, de sable ou de pierre, on parle du château ce midi ! 

  • La gourmandise de l'été : 

On s'attarde sur les sardines de Quiberon avec Thierry Jourdan, directeur général de la conserverie La Quiberonnaise.

  • Ré-inventez votre été : 

Jean Doridot vous emmène à la Tour Eiffel pour ne pas avoir peur de l'échec. 

Les (bons) mots de l'été de Jean Pruvost : Château !

En vacances, partout en France, il y a des châteaux à visiter. C’est toujours un grand plaisir que de découvrir comment on y vivait autrefois. Et puis il y a des régions où ils constituent presque un circuit, on pense aux châteaux de la Loire ou aux châteaux cathares, Jean, vous nous dites d’où vient ce mot, château ? Il ne date sans doute pas de la Préhistoire ! 

Non, la grotte préhistorique n’est pas vraiment un château… En fait, au départ, un château n’a pas pour vocation le plaisir des yeux mais la protection, et il tient son origine du latin castrum, désignant un camp de soldats, une place forte, le tout venant curieusement du verbe castrare, couper, tout simplement parce que s’y associait l’idée de tranchées où se protéger ou derrière lesquelles s’installer. De ce castrum est né le castellum, le fortin qui, prononcé tchastellum a fini par donner château en 1175. Un peu plus tard, en 1571, dans un dictionnaire d’adjectifs, Maurice De La Porte va nous en donner toute une série pour le mot château

Vous voulez dire, Jean, tous les adjectifs dont on peut qualifier un château. 

Eh bien oui. En fait les fortins construits sur la motte féodale, c’est-à-dire une butte de terre, sont devenus au Moyen Âge des châteaux de pierre, entourés de douves, un mot issu du grec dokhê, signifiant réservoir, les douves étant d’ailleurs remplies d’eau. Puis sous la Renaissance quand la poudre et les canons ont fait qu’aucun château ne pouvait y résister, ils se sont métamorphosé en demeures magnifiques mais, en 1571, Maurice De La Porte évoque encore un château superbe, remparé, imprenable, fossoyé, assis, emmuré, puissant. En rien donc un château de cartes, cette expression étant déjà définie au XVIIe comme « une petite maison », « peu solidement bâtie ». C’est cependant mieux qu’un château en Espagne, c.-à-d. un rêve sans réalité. Au Moyen Âge, on pensait en effet qu’il n’y avait pas de châteaux en Espagne, et cela pour qu’ils ne soient pas pris… Mais finalement, dans ma tente de camping, au moment d’un bon repas, avant de rejoindre mon hamac, c’est quand même un peu la vie de château…  

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  • Humour