Replay du vendredi 7 août 2020

Le mot guide, le foie gras du Périgord et Belle-île-en-Mer : c'est au menu ce midi !

Bienvenue à Belle-île-en-Mer !
Bienvenue à Belle-île-en-Mer ! © Getty - PhotoAlto/Christophe Lemieux

Aujourd'hui, dans "On n'est pas à l'abri d'faire une bonne émission, l'été" : 

  • Les (bons) mots de l'été de Jean Pruvost : 

Spirituel ou de haute-montagne, il peut nous arriver d'en suivre un, de guide ! 

  • La gourmandise de l'été : 

On parle du foie gras du Périgord avec Philippe Mesuron, ambassadeur Foie Gras du Périgord

  • Re-inventez votre été : 

Jean Doridot vous emmène à Belle-île-en-mer pour y découvrir les bienfaits de la musique. 

Les (bons) mots de l'été de Jean Pruvost : 

C’est quand même un grand plaisir que de visiter un monument, un site avec les explications des guides. Autant ne pas passer à côté de l’histoire. Et puis le guide, ce n’est pas uniquement les châteaux, c’est celle ou celui qui vous pilote en montagne pour éviter de se perdre. C’est un mot qui existe depuis longtemps, Jean ?   

Eh bien oui, parce qu’en fait, au tout départ c’est la personne qui vous montre le chemin, et il ne s’agit pas de tourisme mais plus concrètement de ne pas se perdre si on traverse un pays, une montagne, une forêt. À l’origine, c’était un mot uniquement au féminin et on disait « la guide », homme ou femme. En fait ce mot vient d’une langue germanique, le francique witan, signifiant montrer une direction, d’où est venu guidan, qui a donné guide attesté en 1367. Au XVIIe siècle, on peut déjà évoquer une guide femme ou un guide homme, mais quand il s’agit d’un livre explicatif d’un parcours, d’un lieu, d’un métier, le mot reste au féminin et cela depuis 1552. 

Ce qui veut dire Jean que si le genre du mot n’avait pas changé, on dirait aujourd’hui, qu’on a acheté chez le libraire « une guide touristique » ! 

Eh bien oui, au XVIe siècle on peut par exemple acheter « la » Guide des chemins de France, il faudra attendre la fin du XVIIe siècle et surtout le XVIIIe pour que le mot devienne masculin par exemple pour un guide de menuiserie. Mais déjà sous Louis XIV, les guides représentent aussi, au pluriel, les rênes d’un cheval. Il y avait d’ailleurs une expression disparue qui était « payer doubles guides », au pluriel, pour désigner le fait de donner au postillon conduisant la diligence le double de son dû, pour lui faire activer l’allure. « Rouler à toutes guides » signifiait alors rouler à toute allure, en voiture à cheval bien sûr. Ce n’est qu’au XIXe siècle que le mot « guide » s’est associé à la personne vous expliquant force choses dans un musée. Avec une nouvelle expression née au XXe siècle : suivez le guide. Comment s’appelle déjà la personne qui nous guide, là ? Nathalie ?… Ah, alors on est à Moscou avec Gilbert Bécaud, et c’était en 1964. 

Mots clés:
  • Humour