Replay du vendredi 21 août 2020

Pourboire, brioche vendéenne et Biarritz : c'est au menu ce midi !

Biarritz !
Biarritz ! © Getty - Laurent Dambreville / EyeEm

Aujourd'hui, dans "On n'est pas à l'abri d'faire une bonne émission, l'été" : 

  • Les (bons) mots de l'été de Jean Pruvost : 

Obligatoire et même quantifié dans certains pays, le pourboire nous intéresse ce midi. 

  • La gourmandise de l'été : 

On parle des brioches vendéennes Jean-Charles Pascalis, gérant de la boulangerie Pascalis (à Romans et Bourg de Péage) et organisateur du championnat de France de la brioche régionale.

  • Ré-inventez votre été : 

Jean Doridot vous invite à Biarritz pour y travailler douceur et fermeté ! 

Les (bons) mots de l'été de Jean Pruvost :

Eh bien voilà, on a bien dîné ou déjeuné au restaurant, arrive maintenant l’addition, et pour la personne qui paie, une tradition s’impose, celle du pourboire. Ah… combien vais-je donner en pourboire ? En France on a une idée, mais où ça se complique c’est quand on est à l’étranger, chaque pays ayant ses traditions. Au Québec, les Français passent pour radins à cet égard m’a-t-on dit. Alors, Jean, depuis quand existe-t-il ce mot, pourboire ? Et d’abord en un mot ou en deux mots ? 

La question est pertinente, parce qu’en effet, c’est bien en deux mots tout d’abord que ce terme aujourd’hui courant est apparu au XVIIe siècle, dans l’École des Femmes, avec la formule, « Voilà pour boire ». Et c’est cette expression qui deviendra un nom, le pourboire en un mot au siècle suivant, attesté en 1760 dans les Comptes de la Duchesse de Mazarin. Le terme n’entrera dans le Dictionnaire de l’Académie qu’en 1798, ainsi défini : « Petite libéralité en signe de satisfaction. » Heureusement, les « pourboire » ne se matérialisent pas tous en verres de vin… Sinon les restaurateurs, les garçons de café seraient tous ivres morts à la fin de chaque soirée ! 

Oui, c’est effectivement un mot qui n’est pas à prendre au sens propre. Est-ce que le pourboire, Jean, constitue une pratique très française ? 

Non, mais on l’a cru, par exemple les Frères Goncourt dans leur Journal en 1887 déclarent que, « le pourboire, cette générosité essentiellement française, prouve l’humanité d’une nation. Elle veut, la France, poursuivent-ils, qu’à la rémunération tarifée du travail ou du service, il s’ajoute un peu de joie, un peu de bon temps, un peu d’ivresse ». On pourrait dire plus simplement un peu plus de confort financier pour un travail ingrat. C’est finalement dans les mots croisés que je trouve la définition la plus concrète : sous attendus. C’est vrai que c’est aussi sous-entendu qu’il y ait un pourboire. Enfin j’aime bien l’exemple de l’Académie : un pourboire royal. Quand on est content, ah c’est agréable de jouer le monarque généreux ! 

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