Replay du vendredi 24 juillet 2020

On n’est pas à l’abri d’faire une bonne émission, l'été !

Une bonne gorgée d'eau, rien de tel pour s'hydrater en plein soleil
Une bonne gorgée d'eau, rien de tel pour s'hydrater en plein soleil © Getty - Daniel Day

Aujourd'hui dans "On n'est pas à l'abri d'faire une bonne émission, l'été" : 

  • Les (bons) mots de Jean Pruvost : 

Qu'ils soient du futur ou du soir, les visiteurs passent une visite étymologique avec Jean Pruvost. 

  • La gourmandise de l'été : 

On parle des eaux minérales naturelles avec Béatrice Adam, Déléguée Générale de La Maison des Eaux Minerales Naturelles.

  • Ré-inventez votre été : 

Observez la beauté de la nature dans le Beaujolais avec Jean Doridot. 

Les (bons) mots de l'été de Jean Pruvost : 

Avec l’été, que l’on soit en vacances ou pas, c’est un joli moment pour être visiteur, pour visiter des châteaux, des sites touristiques, des villages charmants. Et après une longue période de confinement et de déconfinement, inutile de préciser que les visiteurs sont attendus plus que jamais. Alors, Jean, les visiteurs bien sûr visitent. Et visiter c’est un mot sans doute assez ancien, mais peut-être pas vraiment un terme touristique au départ ? 

Ah cher ami vous êtes un vrai linguiste ! En effet, visiteur c’est un mot qui entre en langue française au XIIIe siècle mais au tout départ, il désigne un inspecteur et on appelle alors visiteurs les religieux chargé d’inspecter les maisons de l’Ordre chez les Templiers. On a, un peu plus tard d’ailleurs, évoqué les pères visiteurs, et encore aujourd’hui dans l’Éducation Nationale ont lieu les les visites d’inspection. Sans oublier les visiteurs des douanes chargés de l’inspection des bagages. Ce n’est en fait qu’en 1832 avec la naissance du tourisme, qu’est apparu le visiteur en tant que celui qui visite une ville, un monument, et on revient à la racine très simple du mot. 

F. B. Une racine latine sans doute, Jean ? Le verbe voir peut-être.    

C’est en effet du verbe visere, voir, qu’on a construit visitare plus intensif et, dès le Xe siècle le verbe visiter passait en français avec un sens religieux, du côté de l’inspection. Puis, dans le sillage du visiteur des établissements religieux naissait le médecin visiteur et ce qu’on appelait encore au XIXe siècle la dame visiteuse. Et là, pas de mauvais esprit, il s’agit bien d’une dame bénévole venant soigner ou secourir les malades, les nécessiteux. Et comment plus tard, en 1942, ne pas citer le film de Jean Carné, les Visiteurs du soir, en fait les envoyés du diable mais dont l’un tombe éperdument amoureux de celle qu’il doit pervertir, en oubliant sa mission diabolique. Eh bien voilà, quand nous sommes des visiteurs d’un château par exemple, on oublie aussi totalement notre époque avec ses soucis, on plonge dans le passé. Et on tombe parfois amoureux d’un lieu. Ou de la guide, si on est célibataire bien sûr !  

Mots clés:
  • Humour