Replay du jeudi 23 juillet 2020

Sable, riz de Camargue et la Vieux Nice : c'est au menu ce midi !

Le sable : c'est le début des vacances !
Le sable : c'est le début des vacances ! © Getty - the_burtons

Aujourd'hui dans "On n'est pas à l'abri d'faire une bonne émission, l'été" : 

  • Les (bons) mots de l'été de Jean Pruvost : 

Chaud ou bien mouvant le sable est synonyme de vacances ! Retour sur ce mot et son étymologie. 

  • La gourmandise de l'été : 

On parle du Riz de Camarque avec Marine Rosière, gérante de La Maison du Riz à Albaron

  • Ré-inventez votre été : 

Découvrez la générosité du Vieux Nice avec Jean Doridot

Les (bons) mots de Jean Pruvost : 

Pendant l’année scolaire, sauf pour les enfants habitant près de la mer, le sable rime avec bac à sable, mais l’été venu, pour les vacanciers du bord de mer, voilà enfin du sable vivant, là sur la plage. Mais ce mot, sable, si courant en définitive, d’où vient-il ? Quelle est son histoire ? À vous la parole Jean ! 

Rappelons d’abord que le sable est une roche, ce que l’on constate si l’on regarde à la loupe, en apercevant ces tout petits grains de sable provenant de diverses roches, d’une dimension d’environ un millimètre. En fait pour obtenir du sable, il suffit, si l’on peut dire, de broyer des roches, ce que fait la mer ou la rivière pendant des millions d’années pour donner le sable des plages. Parfois, avec la mer de sable par exemple, c’est la trace de mers qui recouvraient tout le bassin parisien il y a environ quatre-vingt-dix millions d’années… Mais bien sûr le mot sable ne date pas de millions d’années, il vient tout simplement du latin sabulum, qui a donné le mot sablon

Le mot sablon a existé avant le mot sable, Jean ? 

Eh bien oui, le sablon est attesté en 1125 et il désignait n’importe quel sable, alors qu’aujourd’hui il s’agit d’un sable très fin. Et on appelait Sablon tous lieux couverts de sable. Ce ne sera en fait qu’au XVe siècle qu’apparaîtra le mot sable, comme une abréviation de sablon. On le sait, le sable n’a pas de stabilité, c’est bien son charme et sa faiblesse, si bien décrit par Colette en 1908 dans Les Vrilles de la vigne, où elle évoque joliment : « Ce sable vivant qui marche, ondule, se creuse, vole et crée sur la plage, par un jour de vent, des collines qu’il nivelle le lendemain ». D’où l’expression en vogue dès le XVIIe, bâtir sur du sable, c’est-à-dire sans base solide. Quant au marchand de sable, l’image déjà présente sous Louis XIV pour évoquer les yeux des enfants qui piquent comme s’ils avaient du sable dans les yeux, annonçant leur sommeil. Moi je me souviens du sable crissant sous les dents pour les tartines du goûter sur la plage, tartines préparées par ma grand-mère. Bon, depuis, j’ai un faible pour les sablés ! Ah, croquer un sablé au bord de la plage, c’est vraiment craquant ! 

Mots clés:
  • Humour