Replay du vendredi 7 mai 2021

Le nouvel album de Katel, “Mutants Merveilles”, cultive l’art des paradoxes

Dès son titre, ce quatrième album sème le trouble en accolant deux termes a priori contradictoires.

L’album est disponible depuis le 30 avril
L’album est disponible depuis le 30 avril -

“Mutants Merveilles”... S’agit-il d’un oxymore ? D’un pléonasme ? Le single “Rosechou” apporte une forme de réponse en optant pour une joie éclatante affichée comme un parti pris radical : l’euphorie d’être un corps fluide, un corps différent, libéré des carcans, et de ne pas appartenir au "vieux monde tout mort”.  

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C’est au corps justement que s’adresse “Mutants Merveilles”, davantage axé sur le groove que ses prédécesseurs. Rythmes enjoués, échevelés ou bien saccadés et heurtés, qui brassent nombre d’influences allant du trip-hop hypnotique à la pop sixties sautillante, de Steve Reich à Radiohead, avec des accents d'une trap actuelle déjà ingérée pour la transformer.  

Katel a choisi de séparer l’album en deux parties contrastées. Une première face accueillante et fluide, et puis une face plus trouble, une face d’ombre aux constructions déstructurées.  

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