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Les HLM du Champs de Mars sont en construction. Cette vue aérienne montre l'étendue de la réserve foncière
Les HLM du Champs de Mars sont en construction. Cette vue aérienne montre l'étendue de la réserve foncière - Archives municipales de Perpignan Camille Fourquet

En février 1967, le mot tendance c'est aménagement

Diffusion du lundi 3 février 2020 Durée : 3min

Les années 60 ont vu exploser les projets d'aménagement. 1967 n'échappe pas à la règle. Construction des HLM du Champ de Mars, aménagement des jardins de la Miranda, âge d'or du Moulin à Vent (dont la construction a débuté en 1962), il est question de tout cela en février.

Les HLM du Champ de Mars à Perpignan. Aujourd’hui, malheureusement l’endroit ne fait plus tellement rêver. Eh bien c’est au tout début de février 1967 qu’en fût posée la première pierre. A l’époque, ce sont 92 logements qui y sont programmés ainsi qu’un centre commercial rue Madame de Sévigné. Pour ceux qui ne savent pas les situer, les immeubles se trouvent à côté du lycée Jean Lurçat. Vous ne voyez toujours pas ? A côté des impôts alors. Là ça vous parle.

Tiens puisqu’on est dans l’immobilier restons y. En ces premiers jours de février 1967, le bulletin national des Postes et Télécommunications publie une offre alléchante pour les retraités et futurs retraités des PTT, offre qui implique Perpignan. En effet, une convention a été passée entre l’administration postale et la SIVP (Société immobilière de la ville de Perpignan) pour permettre à ses futurs anciens agents de bénéficier de conditions favorables en vue d’acquérir un logement. Et pas n’importe où. Je cite le bulletin : « dans le nouveau quartier résidentiel très calme et très aéré du Moulin à Vent, édifié dans l’agglomération perpignanaise et à 10 km de la mer ». Ce sont les petits enfants qui doivent en profiter aujourd’hui.

Catchpole lance ses lignes arrières alors que Greffe lève la tête, Walter Spanghero s’apprête à démarrer, et Tisseire est prêt à fondre sur l’adversaire - Aucun(e)
Catchpole lance ses lignes arrières alors que Greffe lève la tête, Walter Spanghero s’apprête à démarrer, et Tisseire est prêt à fondre sur l’adversaire

Faisons un petit détour par Thuir où, avant leur match amical contre la sélection du Languedoc-Roussillon, les joueurs du XV australien, les fameux Wallabies, visitent les caves Byrrh. Le match se déroule au stade Gilbert-Brutus à 15h30 le mercredi 1er février 1967. Dans la sélection du Languedoc-Roussillon, trois usapistes : Rébujent au talon, Tisseyre, troisième ligne aile, et Grau à l’aile. Malgré une belle résistance, les Languedo-Roussillonnais s’inclinent 5-12. Sans doute l’effet du Byrrh…

Plus rapide que les arrières Wallabies, quoique, la Ford Cortina GT est officiellement présentée le 4 février, c’est un samedi, dans le hall du grand garage Fa par son directeur Monsieur Bazia. La voiture jouit d’une belle réputation grâce aux rallyes auxquels elle participe. Ecoutons les dirigeants nationaux de Ford présents à l’évènement perpignanais : « Sa ligne est racée. Distinction extérieure, confort intérieur remarquable, font de la GT une voiture de grande classe. Son tableau de bord est très complet et permet de noter, d’un seul coup d’oeil la rapidité et la précision du rythme du moteur. »

Cette vue aérienne permet de distinguer le vieux rempart et la salle en brique à demi-voûte d’arête libérés par les travaux - Aucun(e)
Cette vue aérienne permet de distinguer le vieux rempart et la salle en brique à demi-voûte d’arête libérés par les travaux - Archives municipales de Perpignan Camille Fourquet

On termine comme on avait commencé par des questions d’aménagement perpignanais. Nous ne sommes plus dans l’immobilier mais dans le paysager. C’est le mardi 7 février 1967 que sont inaugurés les jardins de la Miranda au pied de l’église Saint-Jacques. C’est le fruit de travaux qui auront duré trois ans et qui auront permis de désenclaver l’église. Ce qui offrit aussi de redécouvrir, entre autres le vieux rempart et une salle en brique à demi-voûte d’arête. C’est de l’église Saint-Jacques et du jardin de la Miranda que s’élance chaque vendredi saint, la procession de la Sanch.