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Un Louis d'or a gagné. Pas mal le cadeau !
Un Louis d'or a gagné. Pas mal le cadeau ! © Maxppp - Philippe Chérel

Un Louis d'or, Dani, la muse de Maillol et les bouchons à Perpignan. Retour en 1965

Dani Graule est de retour au pays natal avant de s'envoler vers les USA comme mannequin et Dina Vierny reçoit la Légion d'honneur. Actu féminine en 1965.

En ce début d’année 1965, le comité de la rue des Augustins fait des heureux. Pensez donc, tous les jours a lieu un tirage au sort, sous le contrôle de M. Parmentier, huissier de son état. Et que peut-on gagner ? Rien moins qu’un Louis d’or. Une bonne façon de commencer la nouvelle année. Et si les gagnants l’ont conservé depuis, ce Louis d’or vaut à ce jour plus de 200 euros.

Aujourd’hui, on la connaît comme chanteuse et grâce à son seul prénom : Dani. Mais en 1965, alors à peine âgée de 20 ans, Dani, c’est Dani Graule. Et elle n’est pas chanteuse, pas encore, mais elle est, comme on dit alors, « cover girl ». La petite perpignanaise est montée tenter sa chance à Paris et c’est auréolée de ses premiers succès en séance photos qu’elle vient prendre quelques jours de repos dans son pays catalan natal. Dani profite de son séjour roussillonnais pour révéler qu’elle fait ses débuts au cinéma. Deux apparitions déjà dont une dans « La Ronde » de Roger Vadim, mais aussi un rôle plus important dans un film qui sort en ce début 1965 : "La chance" d'Eric Schlumberger. Bon Perpignan c’est bien pour se ressourcer, mais pour le mannequin, c’est outre Atlantique que les choses se passent. Dani s’envole pour un séjour de deux mois à New-York et une collaboration avec Glamour Magazine.

On reste dans le domaine artistique avec la promotion du premier janvier de la Légion d’Honneur. C’est d’un modèle, encore un, dont il est question. Celle sans qui, sans doute, le sculpteur Aristide Maillol, n’aurait pas été tout à fait Maillol. C’est évidemment de Dina Vierny qu’il s’agit. En 1965, celle qui sera la légataire universelle de Maillol et qui lui consacrera sa vie entière, est faite chevalier de la Légion d’Honneur.

L'Air ( Premier Etat ), sculpture d'Aristide Maillol dont Dina Vierny fut le modèle - Maxppp
L'Air ( Premier Etat ), sculpture d'Aristide Maillol dont Dina Vierny fut le modèle © Maxppp - Lee Madden/National

Revenons à de plus terre à terre préoccupations. Le mardi 5 janvier 1965, le comité pour l’étalement des horaires rend ses conclusions. Qu’est-ce que c’est que ce machin ? Eh bien c’est le comité d’experts chargé de mener à bien l’opération « décongestion de la ville ». Quotidiennement, entre midi et deux, Perpignan est asphyxiée par des embouteillages monstres. Et voilà donc la décision prise, qui sera mise en place dès le 18 janvier 1965. On ne rigole pas s’il vous plaît. "Les banques libéreront leurs employés à 12h15 et la rentrée s’effectuera à 14h15. Les grands magasins étaleront les sorties sur trois paliers : 11h45, 12h, 12h15. Le petit commerce s’alignera sur le principe de 12h15 tout comme la sécurité sociale et les allocations familiales, mais également les assureurs." Je vous passe l’organisation des PTT, de l’EDF, et des autres administrations. Pour savoir si cette mesure porte ses fruits, une commission du comité pour l’étalement des horaires observera le 18 janvier l’état de la circulation à bord d’une voiture de police itinérante. Conclusion du maire de Perpignan, Paul Alduy : « Nous avons trois mauvaises années à passer avant que le deuxième pont sur la Têt soit terminé. En tenant compte de la structure des artères de Perpignan, c’est nous-mêmes, en hommes de bonne volonté, qui devons trouver la solution à ce rush de midi ! »

Vite un nouveau  comité pour l’étalement des horaires !