Replay du samedi 3 avril 2021

Andouille du Val d'Ajol et wagons-lits... Les secrets de la Place des Vosges !

La place des Vosges est la plus ancienne de la capitale. Elle a abrité la casba de Victor Hugo et, dans un autre genre, de Strauss Kahn.

La place des Vosges en automne
La place des Vosges en automne © Getty

Mais déjà, pourquoi « place des Vosges » ? 

En l’an de grâce 1800, en calendrier grégorien, pour renflouer les caisses de l’État d’écus, de flouze, de pèse… Napoléon demande aux départements de régler illico presto leurs impôts. Les bons comptes font les bons amis ! Les Vosges est le premier département à le faire et remporte donc la queue de Mickey : une plaçounette à son nom dans la capitale de l’Empire. 

Et on y trouve quoi sur cette place ? Des personnes qui se goinfrent de quiches lorraines, de tartes à la myrtille….

…et boivent de la mirabelle ? Vous n’avez pas l’air d’une andouille du Val d’Ajol ! Non… ! On y trouve le Pavillon du Roi et de la Reine, la place carrée et des hôtels particuliers en veux-tu en voilà.

Et je vous conseille de zieuter sur le numéro 11. De prime abord, il n’a rien d’exceptionnel ! Bâtiment en grosses pierres, avec de grosses fenêtres qui nous laissent deviner une grosse hauteur sous plafond… Tout est gros et beau : on imagine bien qu’il faut lâcher une grosse liasse de billets tous les mois, pour pouvoir y mettre son petit futon. Mais en y regardant de plus près, il présente une coquetterie. Sa deuxième colonne de fenêtres n’est pas du tout alignée. Résultat des courses : ses fenêtres sont complètement tordues et biscornues.

Mais il n’est pas obligé de lever notre museau pour admirer les secrets de cette place !

Non ! Il faut parfois aussi regarder nos petits petons. Devant le portail du numéro 5, on peut en effet apercevoir des rails incrustés dans le pavé. Et si on les suit comme Omar Sy dans Lupin, on arrive à un local industriel datant de 1914. A l’époque, c’est le QG des cuisines de la Compagnie internationale des wagons-lits et des grands express européens. C’est donc là que l’on emballe et que l’on expédie sur wagons les victuailles destinées à approvisionner les gares de la capitale. Sandwichs bon marché pour les trains de banlieue et magnums de champagne pour l’Orient Express.… Aujourd’hui, ce temps est révolu, mais les traces encore visibles sont une véritable incitation au voyage.

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