Replay du samedi 23 janvier 2021

Quand on a pas de fenêtres, on a des idées : les trompes l'œil à Paris !

Payer un impôt pour avoir des portes et des fenêtres ? Il fallait oser !

Un peintre entrain de  réaliser un trompe l'oeil sur les murs de Paris
Un peintre entrain de réaliser un trompe l'oeil sur les murs de Paris © Getty

Bienvenue dans les années 1790, en plein cœur d'une Révolution qui apporte avec elle moultes changements. Comme celle de la fiscalité. Tous les impôts indirects de l’Ancien Régime partent à la benne, pour faire place aux nouvelles taxes directes. Et c’est là que l’impôt sur les portes et les fenêtres arrive comme un cheveu dans la soupe.

Qu’est-ce-que c’est que cet impôt ?

Et bien, c’est assez simple à comprendre ! Vous payez pour avoir des portes et des fenêtres. L’idée est saugrenue, mais vous savez ce que l’on dit dans le ghetto : business is business. 

Ce racket d’Etat devient rapidement le plus lucratif de France. Il est l'heure de passer à la caisse ! Grâce à ce système, les agents fiscaux fixent le montant de l’impôt, rien qu’en arpentant les rues et en comptant le nombre d’ouvertures sur les façades. 

Mais pour payer moins d'impôts, il suffit d'avoir moins de fenêtres.

Tu as tout compris, l'ami ! Les Parisiens condamnent donc leurs fenêtres à tour de bras. Et pour que leurs façades ne fassent pas trop immeubles soviétiques avant l’heure, ils les remplacent par des peintures. Les premiers trompe-l’œil voient alors le jour !

Pas bêtes les guêpes !

Pas cons, les bourdons ! Cette vile taxe perfide nous permet donc de découvrir aujourd’hui de jolies œuvres d’art sur nos murs. Comme dans tout le quartier des Halles ou à l’angle de la rue Saint-Honoré et de la rue des Prouvaires. Comme quoi finalement, le street art n’a rien de nouveau et n’est qu’une question de gros lingots.

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