Replay du dimanche 18 avril 2021

Vieux parking et Zorro à la rescousse : les Colonnes de Buren disent merci à Jack Lang

Cette œuvre d’art se trouve en plein dans la cour d’honneur du Palais Royal !

Les colonnes de Buren
Les colonnes de Buren © Getty - Claude Abron

Alors avant les années 80, les grands pontes de l’État garent leurs tacos sentant bon le gasoil au sein même de cette cour. Ça sent bon les particules fines, les murs sont tout noirs, on y tousse, on y a les yeux qui piquent… On adore !  

Mais ça, c’était avant Jack Lang !  

Comme Anne Hidalgo avant elle, il n’aime pas les voitures qui ne sentent pas bon. Et quoi de mieux pour remplacer un parking tout moche qu’une œuvre d’art commandée à l’artiste Daniel Buren ?  

2 plateaux de 260 polygones de marbre de taille inégale, striés de blanc et de noir. Le tout étalé sur près de 3.000 mètres carrés. L’œuvre envoie du lourd.  

Oui, mais elle ne fait pas l’unanimité !  

Haaaa ça non ! Vous connaissez les parisiens ! Dès qu’on les sort de leur zone de confort, ils râlent. Ils jactent. Ils pestent.   

Alors une œuvre d’art moderne dans un lieu historique….   

Mais dans les graffitis faits sur les palissades qui protégeaient les colonnes durant leur installation, un petit visionnaire a eu le nez creux en griffonnant "On finira bien par les aimer".  

Cédric Klapish avec Paris, Tom Cruise avec Mission Impossible ou encore Tom Hanks avec le Da Vinci Code...ils s’y pressent tous.  

Peut-être d’ailleurs pour voir sa fontaine porte-bonheur, qui est un peu planquée. Nichée au cœur des Colonnes de Buren, elle ne se montre qu’à ceux qui osent l’approcher, puisqu’elle est entièrement souterraine ! Penchez-vous-y, mais pas trop ! Juste histoire de jeter un sesterce à travers ses grilles pour exaucer votre vœu le plus cher.
 

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