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Accro au travail
Accro au travail © Getty - Tetra Images

Vous êtes "accro au boulot"

Diffusion du lundi 17 juin 2019 Durée : 3min

Jean-Christophe de Fresnes nous pose la question suivante : « J’aime énormément mon travail. Pour mes proches, je suis devenu « accro au boulot », car j’en parle tout le temps. J’y consacre mes soirées et même une partie de mes week-ends. Et je redoute les grandes vacances qui approchent. D’après vous, est ce que je suis dans l’excès ? Et si oui, comment faire pour revenir dans une norme acceptable ? » 

Comment est ce qu’on peut savoir si on est devenu un « accro du boulot » ?

D’abord en quantifiant les choses de manière factuelle. Voici 3 indicateurs simples pour vous y aider :

  1. Combien d’heures par jour est ce que vous consacrez à votre travail ? Si c’est plus de 10 heures effectives tous les jours, vous êtes dans un excès. 
  2. Ensuite est ce que vous travaillez tous les jours, c’est à dire 7 jours/7 ? Si oui, là encore c’est trop ! Vous ne décrochez plus assez longtemps pour reposer votre cerveau.
  3. Enfin, est ce que vous pensez à votre travail, à des dossiers à traiter régulièrement en dehors de vos horaires de présence au bureau (par exemple, le soir tard, la nuit ou le week-end ?) Si oui, vous êtes en overdose. Alors, sauf si cette situation est ponctuelle avec une fin programmée, vous prenez des risques pour votre équilibre personnel et votre santé en continuant sur ce rythme. 

On le sait tous : le travail est important pour l’épanouissement, mais il ne doit pas tout remplir dans votre vie. Même si vous aimez beaucoup votre travail. Comme toutes les addictions, l’addiction au boulot raconte quelque chose de vous. Interrogez vous pour comprendre cequi se passe.

Il y a 3 grandes pistes à explorer :

  • Qu’est ce que vous cherchez à obtenir dans votre excès ? (Par exemple de la reconnaissance ?)
  • Qu’est ce que vous cherchez à éviter ? (Parfois c’est une situation personnelle difficile qui pousse à trop travailler)
  • De quoi avez vous peur ? (Parfois, c’est l’ennui ou l’inactivité que redoutent les accros au boulot !)

Est-ce qu’en mettant à jour ce qui nous pousse à beaucoup travailler, ça peut suffire pour sortir de l’excès et décrocher un peu ?

Ce n’est pas certain. Mais c’est déjà une première prise de recul pour y réfléchir. À partir de ce questionnement, vous avez plus d’éléments pour décider (ou pas) de changer quelque chose. Si vous voulez ralentir un peu le rythme, ce qui peut vous aider, c’est d’imaginer comment vous allez aménager le temps que vous allez récupérer.

Donc demandez vous : Si vous travaillez moins, qu’est ce qui devient important pour vous et que vous voulez vivre à la place de ce temps de travail ? Qu’est ce qui vous plairait, qu’est ce qui vous ferait du bien ?

Par exemple, si c’est votre santé qui est importante à préserver, prévoyez un temps pour faire une activité sportive, ou pour vous détendre. Inscrivez le dans votre planning, comme un rendez vous important. Si c’est votre famille qui est importante à préserver, prévoyez au moins une soirée en famille par semaine et le weekend, sans ordi sans portable.

Si c’est une autre passion ou l’amitié, prévoyez de la même façon des temps dans votre agenda. Rappelez vous qu’en plus de créer un épuisement mental et physique, l’addiction au travail finit par vous couper de votre entourage, et elle réduit votre vie sociale à néant.

N’attendez pas les signes du surmenage pour réagir : recréez du lien, et variez les sources de plaisir, votre capital santé est trop important pour le négliger.