Parlez-vous normand ?

Des filles qui ont de « la santé » dauns lus corsage
Des filles qui ont de « la santé » dauns lus corsage

Des filles qui ont de « la santé » dauns lus corsage

Beaucoup de chansons populaires du 19è siècle vantent les mérites des filles bien fortes, très costaudes, travaux agricoles obligent !

 

BOB Parlez Vous Normand ? dim 1/12

Quand je te vois, perchée sur Martin, (c’est le nom de l’âne, pas celui… de son fiancé !)Angélina ma chère petite,Je dis qu'il n'y en a pas une qui te dégote - c’est-à-dire qui te surpasse - dans tout Planquery c'est certain. Planquery est un minuscule joli village en lisière de la forêt de Cerisy-Balleroy.Tu n'es pas comme celles de la villeQui ont des fausses dents, des faux chignons,Des faux mollets, des faux seins, - cela existait déjà ! -Angélina tu es une belle fille.Tu as de grands pieds pour mieux marcher !De grandes mains pour mieux travailler,Tu as de la poitrine dans ton corsage,Et de quoi t'asseoir sans vaciller.Avec ta mère, la vuule houe : la vieille houe, vieille femme acariâtre (on dit itou que quiqu’eun est aimablle coume eune herche)On est obligés de se cachi, dé se muchi.Il y a pourtant de la place où t'embrasser,Angélina sur tes grosses joues. Si nous ne nous marions pas avant deux moisQue je sois mangé par les buhottes (petites limaces noires, les grosses sont des loches)J'ai déjà commandé mes bottes,Ma culotte, ma blouse et mon chapeau.A Planquery, après monsieur le maire,C'est le curé qui nous mariera,Et nous aurons beaucoup d'enfants, j'espèreN'est-ce pas? Ma grosse Angélina.