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Le syndrome de noè

Caniche

Paroles d'animaux du dimanche 16 octobre 2016

Par

Le syndrome de noè

attention au

syndrome de Noé ou le besoin compulsif de "sauver" des animaux

Les personnes atteintes du syndrome de Noé ont le besoin irrépressible d'adopter toujours plus d'animaux de compagnie, parfois au détriment de la santé de ces derniers.

Noè A l'instar du personnage religieux, certaines personnes aimeraient sauver tous les animaux de la Terre. Mais parfois ce désir, à l'origine, se mue en une pathologie destructrice pour les chiens et les chats qui croisent le chemin de pareil individu.

Ainsi, les médias ont récemment reporté le cas de 86 chiens vivant DANS une banlieue de Belgrade (Serbie). En manque de nourriture, leur maîtresse a contacté un refuge : le bénévole dépêché sur place a alors découvert une quinzaine de box aux dimensions très réduites et bricolés à la hâte. Dans chacune des "boîtes" s'entassaient trois à quatre chiens dont la sortie hebdomadaire se limitait à 10 minutes. Quant à la cave, cinq animaux y survivaient dans le noir total. Selon un article paru dans le magazine Paris Match en septembre 2016, cette situation durait depuis quatre ans. Interrogé par Sciences et Avenir, le psychologue clinicien et auteur* Philippe Hofman s'exprime sur ce comportement

Et Pour rester dans la métaphore du personnage de Noé, IL DIT qu'une personne atteinte du syndrome de Noé récupère les animaux "pour les sauver du déluge de l’humanité". Elle les récupère, les soigne et cela avec tous les types d’animaux. C'est un comportement presque addictif. De nombreuses personnes travaillant en refuge ont cette tendance mais cela est majoré chez les gens ayant un manque affectif qui date généralement de l’enfance. Ces personnes sont alors renvoyées inconsciemment à leur propre image d’enfant vulnérable et sensible en présence d'un animal abandonné qui a pu être maltraité. Cette envie d'aider l'autre se transforme alors en "pulsion de réparation".

Tant que la personne exprime seulement une attention débordante pour ses animaux, il n'y a pas de danger. Si la pulsion est envahissante, on rentre alors dans le cadre de la pathologie. Cela devient une sorte de sauvetage forcené de la misère animale pour combler des traumatismes personnels. Ces personnes ont des pathologies psychiques variées et parfois délirantes. Elles ne supportent absolument pas de voir des animaux sensibles maltraités et/ ou abandonnés. Elles ont alors une frénésie d’aide ce qui cause un oubli de la réalité et des besoins vitaux de ceux qu’elles sont sensées soutenir. Les animaux domestiques n'existent plus réellement, ils sont pris dans un système délirant d’accumulation et finissent entassés et malnutris. Autrement dit, encore plus maltraités.

MAIS cette pathologie est heureusement rare.

Philippe Hofman signe : Le chien est une personne, Ed. Albin Michel

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