Toutes les émissions

Passion Montagne

le dimanche de 11h à 12h et rediffusion de 18h à 19h

Haute-Savoie
Haute-Savoie

Gérard Kosicki, photographe passionné de montagne et d'architecture

Diffusion du dimanche 29 avril 2018 Durée : 52min

Habiter la montagne, un des nombreux sujets de la web-revue « Home is »

Gérard Kosicki, Grenoblois, a fondé la revue numérique « Home Is ».  Après 7 numéros (de plus de 100 pages chacun), il a édité en version papier un condensé des belles pages de « Home Is »

Gérard Kosicki  est loin d’être un inconnu des amateurs de montagne. Ce garçon qui, dans les années 80, s’occupait de promouvoir un sport étonnant : le ski acrobatique, allait devenir le photographe incontournable de toutes les stars de l’escalade. Tous les fans de Vertical, Alpinisme & Randonnée, Montagnes Magazine ont vu ses photos marquantes de Patrick Edlinger, Catherine Destivelle ou François Damilano. Grimpeur lui-même Gérard Kosicki a ainsi été pendant une quinzaine d’années celui qui a permis que l’on rencontre Patrick Edlinger dans Paris-Match et d’autres « grandes revues », l’accompagnant aussi bien dans les voies les plus emblématiques de Buoux, la Sainte Victoire, le Verdon que les parois de grès de l’Utah où Gérard se prit de passion pour la civilisation disparue des Anasazis.. Co-auteur de livres qui ont fait les beaux jours de la grimpe tel « Grimper », ou « Rock Games », il suivra aussi les exploits glacés de François Damilano dans les cascades de glace les plus spectaculaires du globe ou partagera le vertige des parois du Mali que gravissait Catherine Destivelle, découvrant au passage les cimetières antiques des Dogons.

A ses voyages à la verticale a succédé un travail plus personnel, plus universel puisque son « Home is » (magazine numérique gratuit !) traite essentiellement d’architecture soutenable, que ce soit en montagne, dans les déserts ou tout autant dans la baie de Hong Kong. On ne s’étonnera donc pas de lire des pages sur le refuge de l’Aigle (3 440 m), magnifiquement revisité par l’architecte Jacques Félix Faure, ou sur les hauts plateaux tibétains et les Alpes autrichiennes. On peut lire en quatrième de couverture :  « Habiter… autrement mieux.  En mixant les techniques et les sensibilités, en suscitant des approches vraiment novatrices, en apprivoisant les énergies propres. Voilà un recueil qui parle d’architecture -soutenable- mais aussi de notre soleil, des vents, d’équilibre, de beauté. » Telle est la promesse tenue de « home is » qui porte le joli sous-titre de « habiter/être habité ». On peut commander son ouvrage sur le site et aussi dans quelques librairies de Grenoble et sa région (Les Modernes, le Square, la Dérive…) 

Au pays des cristaux

Les mineurs existent encore, du côté de Vizille, un homme possède sa propre mine, l’exploite et découvre des cristaux qui n’existent nulle part ailleurs

Grégoire et Thomas à l'entrée de la mine - Radio France
Grégoire et Thomas à l'entrée de la mine © Radio France - Alain Salomon

Alain Salomon a osé entrer dans cet écrin sombre où la pierre brille comme de l’or. Du 28 avril au 2 mai se tient à Bourg d’Oisans la grande fête des minéraux… Un événement organisé au cœur d’un territoire réputé pour sa grande variété minéralogique… L’occasion pour nous de nous intéresser à ce qui fait briller les yeux des cristalliers. Grégoire de Bodinat est de ceux là. Il est même l’un des très rares cristalliers professionnels à plein temps en France… Et il est depuis quelques années, le propriétaire de la Mine de Mésage, qu’il exploite sur la commune de St Pierre de Mésage, non loin de Vizille…

Le travail du cristallier - Radio France
Le travail du cristallier © Radio France - Alain Salomon

C’est là que Passion Montagne est allé le retrouver, en compagnie de Thomas Cornu, guide spéléo. La  mine  de Grégoire de Bodinat, cristallier heureux, peut donc se visiter grâce à Thomas Cornu… Une des seules mines en France (si ce n’est la seule) dans laquelle on peut voir les cristaux in situ et le travail du cristallier : « Située sur la commune de Saint Pierre de Mésage, à quelques kilomètres de Vizille, Uriage ou Grenoble aux portes de la vallée de la Romanche, la mine de Mésage à d'abord été exploitée pour son fer au début du 19ème siècle. Comme de nombreuses autres mines de la vallée de Vaulnaveys ou de l’Oisans, elle a contribué modestement au développement industriel de notre région. »

Grégoire et Thomas dans la mine - Radio France
Grégoire et Thomas dans la mine © Radio France - Alain Salomon

Les visites se font sur rendez-vous. Vous pouvez visiter le site de la mine pour en savoir plus.