Replay du dimanche 24 février 2019

Thierry Clavel, l'instituteur du ski de pente raide

Depuis des années, Thierry Clavel, instituteur à la Salle en Beaumont dans le sud Isère, écume les couloirs et les pentes raides de l’Oisans, du Dévoluy, du Vercors, du Beaumont… Cette pratique extrême, il la raconte dans de nombreux livres, tous attachants, témoins de l’amour de la montagne.

Le petit carnet rouge
Le petit carnet rouge © Radio France - JO

Ce garçon discret a écrit près d’une dizaine d’ouvrages. Si Le ski de pente raide en Dauphiné est paru chez Glénat et présente quelques cinquante itinéraires (dont certains carrément mythiques, du coté du Dévoluy ou de l’Olan), la plupart de ses autres livres sont auto édités et on peut les trouver dans des librairies à La Mure  en Isère ou au Bourg d’Oisans et encore chez l’auteur directement. Des titres poétiques : Moments à part, La tête dans les étoiles, Entre ombre et Lumière, etc. qui cernent les sensations de cette pratique plus proche de l’alpinisme que du ski alpin. Thierry Clavel parle de la peur, du bonheur, de l’esprit de cordée, de cette sensation d’échapper au monde « d’en bas ». 

Son dernier ouvrage Le petit carnet rouge raconte l’histoire d’un accident en falaise qui lui a coûté l’amputation d’un orteil, en mettant l’accent sur la reconstruction physique et mentale. On peut retrouver également les textes de Thierry Clavel et son actualité dans les pages du site Camptocamp. Des écrits sensibles loin de toute prétention, et la possibilité de découvrir de très nombreux itinéraires dont on ne soupçonnait pas l’existence.

L’Obiou, théâtre d’un drame aérien en 1950

Passion montagne vous raconte cette semaine un accident d’avion qui a eu lieu en 1950, sur l’un des sommets emblématiques du sud Isère.

Ce sommet n’est autre que l’Obiou, 2793 metres d’altitude, point culminant du massif du Dévoluy, entre Grenoble et Gap.

La petite commune iséroise de Pellafol, ainsi que ces habitants, ont été témoins du drame. L’histoire se raconte de génération en génération et malheureusement, les témoins de l’époque sont de moins en moins nombreux ! Yves Oddos, enfant du pays, revient sur ce crash au micro de Christophe Chardon. L’avion qui heurta la face nord de la montagne causa la mort de 58 personnes principalement des pèlerins canadiens qui revenaient de Rome. Ils reposent dans le petit « cimetière canadien » sur la route de la Salette au-dessus de Corps.

Vous pouvez découvrir l'histoire et les photos de ce crash au musée de Pellafol.

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