Replay du samedi 7 novembre 2020

L'obsolescence programmée

- Mis à jour le

Ce samedi, c’est la journée mondiale de la qualité ! Et pour Benoit Prospero ça rime avec Obsolescence programmée !

L'obsolescence programmée
L'obsolescence programmée © Radio France - Claire Charbonnel

C’est quoi l’obsolescence programmée ?

L’obsolescence programmée c’est une stratégie qui consiste à réduire la durée de vie d’un objet pour augmenter sa fréquence de remplacement. 

L’obsolescence programmée a été inventé dans les années 1930 ! Nous sommes aux Etats-Unis. C’est la grande dépression et face à la crise économique sans précédent, un courtier en immobilier new yorkais a l’idée de ce concept pour relancer l'économie. Pour lui, plus on consomme, plus les entreprises doivent produire et donc embaucher ! 

Problème… Ça favorise la surproduction et donc la surconsommation.  Accroissement des déchets, intensification de la pollution aussi, augmentation du gaspillage des matières premières, gaspillage d’énergie.

De plus, produire vite et pas cher, engendre souvent des délocalisations, accentue les conflits entre les pays qui détiennent des matériaux recherchés, favorise la culture du toujours plus et donc la frustration ! 

Il y a des exemples concrets ? 

  1. L’obsolescence technique : un des composants de l’objet n’existe plus.
  2. L’obsolescence esthétique : une entreprise présente très fréquemment un nouveau modèle soit disant beaucoup plus performant ! 
  3. L’obsolescence logicielle : une nouvelle version rend inutilisable l'ancienne.

Il se trouve qu’en France, depuis 2015, c’est un délit passible en théorie, de 2 ans de prison et 300.000 euros d'amende. Amende qui peut aller jusqu'à 5% du chiffre d'affaires moyen annuel. 

Problème, c’est difficile à prouver ! Ceci étant grâce des associations comme HOP qui luttent contre l’obsolescence programmée, on y arrive de plus en plus. 

Bon en résumé on retient quoi ?

Que si l’on veut stopper l’obsolescence programmée qui consiste à réduire la durée de vie d’un objet, nous pouvons réfléchir à notre façon de consommer, c’est à dire acheter par besoin et non par envie, consommer moins pour consommer mieux.

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