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L'acteur Ramon Novarro félicite la compositrice mexicaine Maria Grever lors d'une réception d'anniversaire donnée en son honneur à New York.
L'acteur Ramon Novarro félicite la compositrice mexicaine Maria Grever lors d'une réception d'anniversaire donnée en son honneur à New York. © Getty - Bettmann

Les boléros du succès

Diffusion du lundi 7 janvier 2019 Durée : 6min

What a différence a day makes est à l’origine un boléro écrit au milieu des années 30 par Maria Grever

La chanteuse et pianiste de Jazz, Dinah Washington était au milieu des années 50 une artiste adulée par tout le gratin et le gotha du show-biz. Née en Alabama, elle grandit à Chicago où dès l’adolescence, elle est repérée par les gros bonnets de maisons de disques. Dinah Washington sera la muse du Harlem de la grande époque, réputé pour être le fief incontournable des amateurs de jazz. C’est en 1959 qu’elle signe son premier hit planétaire avec « What a différence a day makes » un succès qu’il lui vaudra le surnom de Reine de la Soul.  

On oublie, qu’avant d’être repris par tout ce que l’industrie musicale compte de stars, ce tube intergalactique est à l’origine un boléro écrit  au milieu des années 30 par Maria Grever. Cette compositrice mexicaine, née à la fin du XIXème siècle, vient en France étudier la musique avec Claude Debussy avant de retourner à Mexico et d’épouser un américain magnat du pétrole. Elle a écrit des centaines de boléros, elle disparaît en 1951 et ne connaîtra pas le succès planétaire de Dinah Washington qui a adapté son boléro « Cuando Vuelva a tu Lado ».  

Auteur d’un millier de chansons, Maria Grever a aussi composé des musiques de films pour les plus grands studios d’Hollywood et, chez elle, à New York s’est acoquinée avec les icones du Jazz de l’époque. Depuis 1934 son boléro « Cuando Vuelva a tu lado » traduit par « What a difference a day makes » mais aussi par « What a difference a day made » a été repris des centaines de fois. Une liste quasi interminable d’interprètes parmi lesquels on retrouve, entre autre, Dean Martin Julie London, Bobby Darin, Diana Ross, Franck Sinatra, et l’immense Aretha Franklin. 

Si, pour les puristes « What a difference a day makes » est la mélodie romantique par excellence, idéale pour hérisser les poils des bras, c’est en pleine vague disco que ce refrain va renaître. Gonflée à bloc de décibels et enregistrée par Esther Philips la chanson va faire se remuer, sur les dancefloors multicolores, la génération Travolta. Boule à facettes au plafond, brushing atomique, « _What a différence a day make_s »  reste le tube dico de l’année 1975.