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Daniel Balavoine sur la scène du Palais des Sports, Paris.
Daniel Balavoine sur la scène du Palais des Sports, Paris. © Getty - Gamma

Une chanson, des combats

Diffusion du mardi 8 janvier 2019 Durée : 5min

"Mon fils, ma bataille" immense succès de Daniel Balavoine n'est pas un titre autobiographique.

Le film "Kramer contre Kramer" avec Meryll Streep et Dustin Hoffman, tous deux oscarisés pour leur rôle respectif,  raconte les difficultés d’un père pour conserver la garde de son fils. A sa sortie en 79 ce mélodrame, devenu un grand classique, remet en question les histoires de  divorce et les règles en vigueur sur les droits parentaux. Comme ces millions de spectateurs, sortis de projection, les yeux rougis et encore plein de larmes, Daniel Balavoine est ému par ce père dont le combat est perdu d’avance. Le film lui inspire « Mon fils, ma bataille » une chanson que reprendra Jennifer en 2016. 

Contrairement à ce que beaucoup pensent, « Mon fils, ma bataille » n’est pas une chanson autobiographique. Jérémie le fils de Daniel naîtra en 84 et Joana 5 mois après sa disparition en 86. C’est plus tard et avec le divorce d’un de ses proches que l’artiste sera témoin de la brutalité de certains jugements.

Plus récemment le jeune artiste espagnol Lukas con K a adapté Balavoine dans sa langue maternelle. Pour les gens chics et modernes de la péninsule « Mon fils, ma bataille » devient « Por eso Adios ».
« Mon fils, ma bataille » est aussi la chanson de Colin Swinburne, ami et guitariste de Balavoine, qui, à l’époque du film "Kramer contre Kramer" est en plein procès pour la garde de son fils. Daniel le prévient, ça va te coûter cher, et lui avance de quoi payer ses avocats, en sachant bien sûr que l’issue ne fait aucun doute. Colin est débouté, Balavoine révolté, lorsque tombe laconique cette conclusion du juge : « On ne peut pas être artiste et assumer un enfant », c’était en 1980.