Pop Story

Rosa Fumetto, Johnny Hallyday et Michel Mallory lors de l'enregistrement de l'émission télévisée 'Numéro Un' à Paris  en juin 1977.
Rosa Fumetto, Johnny Hallyday et Michel Mallory lors de l'enregistrement de l'émission télévisée 'Numéro Un' à Paris en juin 1977. © Getty - Michel Ginfray

À la découverte de la terre promise

Diffusion du mercredi 11 décembre 2019 Durée : 5min

Bouclé à double tour pour, selon l’accusation, avoir tenté de prostituer une jeune Apache de 16 ans employée comme serveuse dans son club du Missouri, le sulfureux Chuck Berry écrit la chanson « Promised Land ».

20 mois entre les quatre murs d’une cellule c’est long. Alors le rocker se fait livrer une carte routière et imagine le périple à travers les Etats Unis de ce jeune garçon qui rêve de partir là bas en Californie.

Nous sommes en 1964 et Chuck Berry compte déjà, depuis son adolescence et ses premiers braquages, quelques longues années passées dans les geôles américaines et maisons de redressement.

Si la version originale du Père Chuck ne provoque qu’un léger frémissement des charts en Amérique, la version enregistrée 10 ans plus tard par Elvis Presley est un raz de marée planétaire. Surtout en Grande Bretagne où le King grimpe jusqu’à la 4ème place du très redoutable TOP 40 local.

Cette version du King va bien sûr inspirer nos rockers hexagonaux.

Johnny et Eddy, en inlassables défricheurs de cette musique venue de là, venue du blues, adaptent pour leurs millions de fans ce standard de Chuck Berry. Chez nous les hits parades de l’année 75 vibrent avec la « Terre Promise » une version que reprendra plus tard en forme d’hommage le regretté Nilda Fernandez.

Après Memphis où il signe « Rock à Memphis » en 1975, Johnny et ses inséparables compagnons de route Long Chris et Michel Mallory posent leurs besaces à Nashville.

C’est ici, dans l’autre terre promise du rock qu’ils enregistrent le 20ème album de l’idole, une galette aujourd’hui légendaire entièrement dédiée à la musique country, au blues et aux jolies ballades.