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Francis Cabrel en concert à l'Olympia à Paris le 31 janvier 1984.
Francis Cabrel en concert à l'Olympia à Paris le 31 janvier 1984. © Getty - Patrick AVENTURIER

Francis en vacances à la montagne

Diffusion du jeudi 7 novembre 2019 Durée : 5min

Francis Cabrel a déclaré un jour que la Haute Savoie est le plus beau département de France, juste après le Lot et Garonne.

Nous sommes en 1980 et notre poète d’Astaffort qui vient d’exploser les hits parades et les records de ventes de 45 tours avec « Je l’aime à mourir » publie « Fragile » son troisième album. Très attendu cet opus s’ouvre sur une chanson, reprise, depuis, par l’ami Jean Jacques Goldman, et  qui va alimenter les chroniques potins avec cette question : « Mais qui est donc cette dame de Haute Savoie, chez qui va dormir Francis Cabrel...» ?

C’est en réécoutant pour la 100000ème fois l’hymne de l’état de Géorgie, « Georgia on my mind » de Ray Charles que Cabrel a eu l’idée d’écrire une chansons sur un jolie coin de France. Et pourquoi pas la Haute Savoie où notre poète moustachu vient de passer ses dernières vacances en famille au bon air, dans le calme paisible du plateau des Glières. 

C’est ici que la « Cabrel family » a posé ses valises et laissé le temps à l’artiste de se refaire une santé loin du star system et des caprices du show Biz. De ce système qui avance, comme l’a adapté Herbert Leonard, les yeux rivés sur les chiffres de ventes et au nombre de rondelles de vinyle écoulées. 

Pour répondre à la question du début, La dame de haute Savoie, existe, c’est une amie de la famille où l’artiste aimait aller se ressourcer.

Car déjà en 1980, fraîchement starisé et classé parmi les plus "rentables" des chanteurs français, Francis Cabrel, ne s’est pas laissé aveuglé par le système et a très vite compris le fonctionnement de cette machine à broyer que représente le show-biz. 

C’est donc là haut sur le plateau des Glières qu’il retrouve la sérénité et les vraies valeurs de la vie, chouchouté par cette chère Constance qui a laissé, depuis, le soin à sa descendance de s’occuper du vieux chalet de bois et de servir aux voyageur fatigué ses fameux beignets de pomme de terre.