Replay du vendredi 16 février 2018

Alain Chamfort : Le temps qui court

Il y a 20 ans en pleine folie des Boys Bands, les collégiennes se trémoussaient en écoutant (Volume du baladeur poussé à fond) le nouveau tube du groupe alliage: « Le Temps qui Court ».

© Radio France

Elles ne se doutaient pas alors que ce refrain bondissant avait déjà fait danser, quelques décennies plus tôt, maman, papa, tati, tonton et peut-être même la grand mère. 

À l’origine, « Le temps qui court » ou plutôt « Could it be magic » fut enregistrée par son créateur Barry Manilow, auteur, compositeur , présentateur de télé du genre brushing impeccable et haleine fraîche. Une version glamour et très années 70 avec son inévitable ballet de strass, de paillettes et de chaussures en cristal.

Deux ans plus tard, en 1976, le disco envahit les Dancefloors et « Could it be magic » ne résistera pas à l’hystérie du phénomène. Grande Prêtresse du genre, Donna Summer kidnappe la chanson et lui injecte une dose de tempo survitaminée. C’est la folie dans les discothèque, et alors que les disciples de Travolta s’agitent sur la piste, le 45 tours prend d’assaut le Hit des Clubs et il est interprété par Donna Summer.

Les musicologues auront sans doute remarqué que cette mélodie est largement inspirée du prélude n°20 en do mineur de Frédéric Chopin. Rien d’étonnant donc si la chanson fut adaptée par Alain Chamfort le plus romantique de nos artistes français. C’était il y a bien longtemps, à l’époque des strass, des paillettes, des chaussures en cristal et des vedettes à l’haleine fraîche et brushing impeccable. Et ce foutu temps qui n’arrête pas de courir.

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