Replay du jeudi 14 mars 2019

Chanter les "4 vérités"

Alors que certains maris ont préféré fuir avec la « baby sitteuse » Charles Aznavour lui a su faire face.

Liza Minnelli  et Charles Aznavour au Lido à Paris en 1991.
Liza Minnelli et Charles Aznavour au Lido à Paris en 1991. © Getty - Bertrand Rindoff Petroff

En époux inflexible, il assiste au spectacle navrant d’un peignoir négligemment ouvert, de bas qui plissent sur les charentaises et de bigoudis en bataille. Malgré les dégâts, le grand Charles sort les violons pour la plus belle des déclarations d’amour.

Certes le bonhomme est un peu éméché pour oser dire ses 4 vérités à une épouse tyrannique et visiblement caractérielle. Pour donner le change Annie Cordy, chez nous, et Liza Minelli pour le reste du monde, vont enregistrer la version épouse délaissée dans laquelle l’homme bedonnant et le cheveu qui se raréfie, passe son temps à mater le foot un pack de bière à portée de mains... tu te sens visé mon pote ?

Au début des années 80, Ange le groupe de Rock Progressif  de Franche Comté à repris en mode post punk « Tu te Laisses aller » d’Aznavour. La version déroute les fans de la première heure habitués depuis les débuts de Ange en 1969,  aux ambiances planantes et médiévales de son gourou, le légendaire Christian Descamps.

Même si Florent Pagny reprend « Tu te laisses aller » en 2012 lors de sa tournée « Ma liberté de chanter », le texte de Charles Aznavour n’est que science fiction, pour lui qui partage depuis 26 ans la vie de la très belle Azucena.  Pour les fans des années 80, c’est elle, alors mannequin très demandé, qui tourne, une guitare à la main et dos à dos avec Alain Bashung dans le clip « Osez Joséphine ».

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