Replay du vendredi 9 février 2018

Christophe : Aline

Place au slow, mais attention par n’importe lequel, le vrai, le bien gluant et baveux celui à qui l’on doit l’émancipation de la génération yéyé, je veux vous parler d'« Aline ».

© Radio France

C’est en 65 qu’un jeune play boy, un tantinet romantique et amoureux de belles bagnoles enregistre cette rengaine dépressive. Les filles en sont dingues et son prénom Christophe devient en quelques mois le plus répandu sur les registres d’état civil. 

Pour les copains de l’époque « Aline » restera à jamais le slow de l’été 1965.  N°1 un peu partout dans le monde, le 45 tours s’écoule à plus d’un million d’exemplaires et sera adapté à peu près dans toutes les langues. En Espagne c’est Dyango, l’irrésistible hidalgo des années 60 qui enregistre Aline. 

On a pleuré et crié Aline dans toutes les langues et la chanson traverse sans prendre une ride les générations et les modes. Récemment dans un concours organisé par une télé Hollandaise, le jeune Doran a interprété la version néerlandaise qu’il l'avait du retrouver dans la discothèque de ses grands parents.

Il y a peu de temps, Christophe confiait dans une interview que sa « Aline » a bien existé. C’était il y a 50 ans, la jeune fille, polonaise d’origine, travaillait comme assistante dentaire le jour et la nuit, tenait le vestiaire de l’Orphéon Club à Paris. Mais le chanteur trop pudique pour en révéler un peu plus, ne nous dit pas pourquoi elle est partie et surtout, a-t-elle été sensible à ses cris et ses pleurs, pour qu'elle revienne ? 

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