Les séries France Bleu

Pop Story

Du lundi au vendredi à 15h50

La chanteuse américaine et membre du groupe Santa Esmeralda Leroy Gomez se produit en tant qu'invitée à l'émission de variétés télévisée Noi no. Italie 1977.
La chanteuse américaine et membre du groupe Santa Esmeralda Leroy Gomez se produit en tant qu'invitée à l'émission de variétés télévisée Noi no. Italie 1977. © Getty - Giorgio Ambrosi \ Portefeuille Mondadori

"Don’t let me be misunderstood", la chanson de tous les styles

Diffusion du jeudi 6 décembre 2018 Durée : 5min

Elvis Costello, sorte de survivant de la génération Post punk de la fin des années 70 fait découvrir à toute une génération, celle du Top 50, « Don’t let me be misunderstood ».

Un refrain particulièrement entêtant qui depuis plus de 20 ans fait danser des contingents de fans. Cette chanson que le groupe The Animals a propulsé au sommet du TOP 40 anglais en 1965 a marqué l’histoire de la Pop, d’abord par son nombre quasi astronomique de reprises et d’adaptations et aussi par la variétés de styles de ses interprètes, Jazz, Bossa Nova, flamenco ou plus Rock comme celle de Mister Costello.

Si la chanson a fait le succès et les beaux jours de quelques groupes de Rock, c’est Nina Simone  qui est à l’origine du tout premier enregistrement.  En 1964 la chanteuse milite déjà pour les droits civiques des afro- américains et pour cette raison « Don’t let me be misunderstood », sera pour une majorité du public, perçue comme une chanson  contestataire. 

De nos jours cette version de Nina Simone accompagne le strip-tease de l’actrice Charlize Teron dans une pub pour une marque de parfum très  connu. Et bien sûr nous avons retrouvé la version française : « Je n’ai à t’offrir que mon amour » de Noël Deschamps, un artiste et pote d’Alain Bashung, découvert par les copains sur la scène du Golf Drouot.

Après avoir été essorée à peu près dans tous les genres et styles musicaux, c’est au disco que la chanson doit son plus beau carton. En pleine vague Travolta, Leroy Gomez et son groupe Santa Esmaralda injectent une surdose de flamenco à cette mélodie déjà imparable. Dans cette débauche de « gratta la guitaras » les dancefloors du monde entier s’embrasent et « Don’t let me be misunderstood » devient, en 77 et pour l’histoire, le premier tube de Flamen-disco, pour ceux qui ne l’aurait pas capté, flamen-disco est la contraction de flamenco et de disco.