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Coluche à la trompette.
Coluche à la trompette. © Getty - Pool LOCHON/MAOUS

On est pas là pour se faire engueuler

Diffusion du vendredi 12 octobre 2018 Durée : 6min

« On n’est pas là pour se faire engueuler » est, selon son auteur Boris Vian, une chanson fringante et démocratique.

C’est surtout le genre de refrain absurde qui caractérise cet esprit libre et un tantinet provocateur de notre auteur, peintre et trompettiste disparu en 1959 à l’âge de 39 ans.

En 2009, pour célébrer le 50ème anniversaire de sa mort, une bande d’artistes toutes générations confondues tels, Olivia Ruiz, Michel Delpech, Juliette Greco ou Zebda enregistre en hommage à Boris Vian « On est pas là pour se faire engueuler » en version collégiale. N’en déplaise à Monsieur Vian, il n’y a jamais eu de roi à Zanzibar mais des Sultans.  D’ailleurs lorsque notre poète Zazou écrit « On n’est pas là pour se faire engueuler » Zanzibar est encore un protectorat anglais avec à sa tête le Sultan Khalifa bin Harub.

Sultan, Prince, Roi ou Empereur, peu importe, 60 ans après ce cher Boris, les artistes chics et modernes du genre Aldebert et Jeanne Cherhal se régalent toujours avec ce texte fringuant et démocratique. Bien que classée N°1 du hit parade de l’année 69 avec une version pop twist et fromage de chèvre signée des Charlots, c’est avec Coluche que cette chanson de Vian devient furieusement tendance. A l’aube des années 80, alors que Zanzibar est devenue la Tanzanie, l’enfoiré N°1 concocte avec le Grand orchestre du Splendid, cet ovni de la variété qui fera le délice des premières radios pirates.