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Dick Rivers en monde années 60.
Dick Rivers en monde années 60. © Getty - Hervé TARDY

Faire un pont, pour de bon ?

Diffusion du mardi 16 octobre 2018 Durée : 5min

On peut être comédien, chanteur, auteur à succès et piètre géographe. John Denver à qui l’on doit le tube intergalactique « Take me home, Country road » ne connaissait rien de l’état de Virginie Occidentale, avant d’écrire l’histoire de ce jeune routard qui se languit loin de sa terre natale.

Pour arriver au bout de leur texte, Denver et son co-auteur Bill Banhoff se sont inspiré de quelques cartes postales expédiées par un de leur pote installé dans le coin. 

Près d’un demi siècle après la sortie du single classé N°2 au mois d’avril 1971, ce décor de carte postale a beaucoup changé, notamment Clopper Road cette route départementale décrite dans la chanson, devenue aujourd’hui la Maryland 117, une autoroute à 8 voies. Au début des années 70 la chanson « Take me Home » est l’occasion pour nos artistes hexagonaux, comme Marie Laforêt, de surfer sur la vague du retour aux vrais valeurs de la vie, dans la mouvance baba cool, Larzac et fromage de chèvre. Si Marie Laforêt aspire à retourner chez elle en Gironde, face au phare de Cordouan, dans son adaptation, « J’ai encore ma maison », Claude François est moins précis sur ses origines. Cette version de Cloclo, jamais éditée en 45 tours parait en 1973 sur l’album « Chanson populaire ».  Cloclo, Marie Laforêt, on s’y perd un peu dans toutes ces adaptations françaises et ce n’est pas fini.

Deux en plus tard en 1975, c’est Dick Rivers alias Dicounet qui reprend à son tour « Take me home country road » de John Denver. Cette version baigne dans son jus, enregistrée en Louisiane et mixée à Nashville la chanson « Faire un pont » retrouve un peu de ses racines, et, notre dernier des rockers, signe là sans doute, la meilleure et plus fidèle des reprises.